Avec le verdict du contre-la-montre de Mulhouse venu figer le classement général, le peloton du Tour de France s’apprête à vivre deux dernières journées de course décontractées même si beaucoup d’équipes, toujours vierges de résultats, tenteront de sauver l’honneur aujourd’hui à Troyes ou demain à Paris. Outre Lance Armstrong de nouveau triomphant, Joseba Beloki et Christophe Moreau ont repositionné l’équipe Festina au premier rang. Pascal Hervé et Richard Virenque ont constitué un tandem admiré de tous. La formation Kelme, dans son ensemble, a été la révélation de ces trois semaines de course. Sur un plan individuel, Erik Dekker est devenu une star aux Pays-Bas et d’autres baroudeurs, tels l’Espagnol Fernando Garcia-Acosta, l’Italien Salvatore Commesso ou le Français Christophe Agnolutto ont réinventé le cyclisme de l’audace. Enfin David Millar, Francisco Mancebo et Roberto Heras ont insufflé un coup de jeune dont le Tour de France avait besoin. Les naufrages Venu sur le Tour de France sur la pointe des pieds, Frank Vandenbroucke n’a surpris ni convaincu personne. Il a certes participé à la sauvegarde du maillot jaune de son coéquipier David Millar jusqu’à Saint-Nazaire, mais il n’a jamais influencé la course. Après un début de saison totalement raté, marqué par une cascade de forfaits et un voyage surprenant aux États-Unis, il est resté anonyme dans le peloton avant de mettre pied à terre dans le col de Marie-Blanque. Alex Zülle n’a jamais confirmé, tout au long de l’épreuve, la deuxième place obtenue en 1999. En crise avec lui-même, mais surtout accablé par une préparation ratée, le coureur suisse fait douter ses propres patrons qui lui préfèrent déjà la valeur montante en Espagne Francisco Mancebo. Les ratages Les deux coureurs ayant gagné le plus de victoires depuis le début de saison n’ont pas rayonné comme ils l’auraient souhaité. Ni Jaan Kirsipuu ni Erik Zabel, qui aura l’occasion de se racheter à Paris, n’ont remporté la moindre étape ; et si l’Allemand s’octroie le maillot vert pour la troisième année consécutive sans lever les bras une fois, il se posera de nombreuses questions. Hormis ces deux sprinteurs, l’équipe ONCE de Laurent Jalabert et Abraham Olano a évité le naufrage en remportant le contre-la-montre par équipes et en obtenant le maillot jaune, mais ils ont fait l’erreur de ne pas le défendre en plaine. Les déceptions Laurent Dufaux, quatrième en 1999, souffrant d’une inflammation de la prostate depuis le Tour de Suisse, n’a jamais pu se battre avec les meilleurs. Michael Boogerd, cinquième du Tour de France 1998, a eu la chance de voir l’un de ses équipiers, Erik Dekker, accaparer l’attention, mais s’il reste un bon coureur, il ne donne pas l’impression de pouvoir gagner un grand Tour. Enfin, et même si son bilan dans le Tour est exceptionnel (2e en 1996, 1998, 2000, 1er en 1997), Jan Ullrich fait naître bien des frustrations tant son potentiel n’est pas totalement exploité.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avec le verdict du contre-la-montre de Mulhouse venu figer le classement général, le peloton du Tour de France s’apprête à vivre deux dernières journées de course décontractées même si beaucoup d’équipes, toujours vierges de résultats, tenteront de sauver l’honneur aujourd’hui à Troyes ou demain à Paris. Outre Lance Armstrong de nouveau triomphant, Joseba Beloki et Christophe Moreau ont repositionné l’équipe Festina au premier rang. Pascal Hervé et Richard Virenque ont constitué un tandem admiré de tous. La formation Kelme, dans son ensemble, a été la révélation de ces trois semaines de course. Sur un plan individuel, Erik Dekker est devenu une star aux Pays-Bas et d’autres baroudeurs, tels l’Espagnol Fernando Garcia-Acosta, l’Italien Salvatore Commesso ou le Français Christophe Agnolutto ont...