Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un couronnement au goût de revanche

Lance Armstrong savoure un peu plus encore son deuxième sacre annoncé dans le Tour de France car ce succès va, selon lui, faire taire les critiques qui avaient affirmé l’an dernier qu’il avait gagné en l’absence des plus grands. «Ce Tour est plus satisfaisant, c’est vraiment une revanche», a déclaré le Texan, qui devance son rival allemand Jan Ullrich de six minutes et deux secondes, à deux jours du final sur les Champs-Élysées. L’an dernier, Ullrich, vainqueur en 1997, ne s’était pas présenté au départ de la Grande Boucle en raison d’une blessure au genou. L’Italien Marco Pantani, sacré en 1998, s’interrogeait sur son avenir après avoir écopé d’une suspension pour un test sanguin positif la veille de la dernière étape du Giro. Les deux hommes se sont présentés au départ du Tour 2000 et ont tenté en vain de contrer les ambitions d’Armstrong. «L’année dernière, c’était particulier», a expliqué l’Américain qui avait enlevé la plus célèbre des épreuves cyclistes alors qu’il relevait d’un cancer. «Je savais qu’Ullrich et Pantani n’étaient pas là et ma performance a été critiquée. J’y ai beaucoup pensé au cours de l’hiver, au printemps, en mai, en juin et en montant vers Hautacam», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse réservée à la presse américaine. C’est justement dans l’ascension du col pyrénéen que Lance Armstrong a pris le pouvoir. «À en entendre certains, on aurait pu monter une équipe entière avec les gens qui pouvaient gagner à ma place», a dit l’excellent coureur que les épreuves ont transformé en vainqueur du Tour. Les JO, pas la Vuelta Même s’il a dominé ce Tour en matant les meilleurs, Armstrong a dû affronter une rude rivalité avec Marco Pantani. S’il était trop juste physiquement pour viser le podium, le Pirate a tenté de mettre l’Américain dans le rouge. Il y est parvenu en lançant une attaque aussi précoce que vaine lors de la dernière journée de haute montagne, dans les Alpes. Dans le col de Joux-Plane, le Texan connaissait sa seule alerte en trois semaines de course, victime d’une fringale, «la pire journée» de sa carrière. «Je regrette d’avoir lutté avec Pantani», concède-t-il. «C’était une perte de temps et d’énergie. Je le regrette. Je l’ai provoqué et j’ai failli perdre le Tour à cause de cela. Le Pirate est entré en scène et j’ai failli perdre le Tour». Il est revenu sur cette journée qui aurait pu lui coûter l’habit de lumière. «Ç’aurait pu être pire encore. Je me préparais à perdre trois minutes, mais je n’en ai finalement perdu que la moitié». Les choses étant mises au point, Armstrong souhaite dorénavant courir plus qu’il ne l’a fait ces deux dernières années, en disputant notamment la classique de Saint-Sebastien, au Pays basque espagnol, et le championnat de Zurich, mais pas la Vuelta. Il a confirmé hier qu’il serait aussi au départ de l’épreuve contre la montre des Jeux olympiques de Sydney. «Ce sera mon objectif principal», a-t-il dit. Il disputera également l’épreuve sur route, mais il se contentera dans cette course de prêter main forte à son coéquipier des US Postal George Hincapie.
Lance Armstrong savoure un peu plus encore son deuxième sacre annoncé dans le Tour de France car ce succès va, selon lui, faire taire les critiques qui avaient affirmé l’an dernier qu’il avait gagné en l’absence des plus grands. «Ce Tour est plus satisfaisant, c’est vraiment une revanche», a déclaré le Texan, qui devance son rival allemand Jan Ullrich de six minutes et deux secondes, à deux jours du final sur les Champs-Élysées. L’an dernier, Ullrich, vainqueur en 1997, ne s’était pas présenté au départ de la Grande Boucle en raison d’une blessure au genou. L’Italien Marco Pantani, sacré en 1998, s’interrogeait sur son avenir après avoir écopé d’une suspension pour un test sanguin positif la veille de la dernière étape du Giro. Les deux hommes se sont présentés au départ du Tour 2000 et ont...