Le président français Jacques Chirac a préconisé à Tokyo «une approche volontariste pour sortir du cercle vicieux» de la pauvreté et a exposé quatre pistes d’«une stratégie pour le développement», a indiqué la porte-parole de l’Élysée Catherine Colonna. «Je souhaite que le XXIe siècle puisse être le siècle de l’éradication de la pauvreté, comme le 20e siècle a été celui des indépendances», a dit Jacques Chirac. À la veille du sommet du G7/G8 d’Okinawa, le président français participait à une rencontre entre les membres du G8 et les représentants du monde en développement, principalement consacrée à l’allègement du fardeau de la dette des pays pauvres. «Le constat est rude, a reconnu le président français qui a appelé à un effort de solidarité, car la pauvreté n’est pas une fatalité». Jacques Chirac a présenté quatre pistes d’«une stratégie pour le développement». «Favoriser le développement, c’est d’abord construire un environnement économique ouvert et stable», a-t-il dit en se prononçant pour une reprise du dialogue sur les questions commerciales après l’échec des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle. Il faut aussi «poursuivre l’aide au développement qui est nécessaire et même essentielle», a dit Jacques Chirac. Il a jugé «absurde le faux débat sur l’aide ou le commerce». «Il faut les deux», a-t-il dit, en se démarquant du «trade not aid» prôné par les États-Unis. Soulignant la baisse de l’Aide publique au développement (APD), il a jugé qu’avec le retour de la croissance, elle devait reprendre. À cet égard, il a fait valoir que l’Union européenne avait assumé «son devoir de solidarité», en renouvelant la Convention de Lomé avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), en juin à Cotonou. Jacques Chirac a également jugé nécessaire d’«alléger le fardeau de la dette». Un an après le sommet du G7/G8 à Cologne, «force est de reconnaître que le rythme n’a pas été suffisamment soutenu», a-t-il dit en souhaitant que le sommet d’Okinawa donne «une impulsion nouvelle» au processus d’annulation de la dette en accélérant le traitement. Enfin, a dit Jacques Chirac, «le développement ne peut se faire qu’avec la volonté des pays concernés eux-mêmes» et passe par «un effort partagé» des pays développés et des pays en développement. «Il faut encourager la bonne gouvernance, le développement de l’État de droit, la prise en compte des aspirations des populations, la libération des énergies créatrices», a dit le président français cité par sa porte-parole.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président français Jacques Chirac a préconisé à Tokyo «une approche volontariste pour sortir du cercle vicieux» de la pauvreté et a exposé quatre pistes d’«une stratégie pour le développement», a indiqué la porte-parole de l’Élysée Catherine Colonna. «Je souhaite que le XXIe siècle puisse être le siècle de l’éradication de la pauvreté, comme le 20e siècle a été celui des indépendances», a dit Jacques Chirac. À la veille du sommet du G7/G8 d’Okinawa, le président français participait à une rencontre entre les membres du G8 et les représentants du monde en développement, principalement consacrée à l’allègement du fardeau de la dette des pays pauvres. «Le constat est rude, a reconnu le président français qui a appelé à un effort de solidarité, car la pauvreté n’est pas une...