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Actualités - Chronologie

Ophtalmologie La dégénérescence maculaire liée à l'âge

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMA) est une affection dont l’incidence augmente depuis plusieurs années. Dans les pays avancés où les statistiques sont fiables, on estime que 1 à 2% de la population de 45 à 55 ans est touchée et jusqu’à 30% des plus de 75 ans. Selon les spécialistes, il s’agit d’une usure progressive de la rétine. Une usure qui se produit uniquement dans la partie centrale appelée «macula», d’où le nom de cette pathologie. Il faut savoir que les détails des images s’impriment sur cette zone maculaire d’environ 1 mm de surface. Sa déficience perturbe donc la vision précise. Progressivement, la personne éprouve des difficultés à lire, tout en conservant une vision périphérique suffisante pour ses déplacements. Le solei à éviter Les cellules visuelles, dont tout être humain possède à sa naissance, ne sont pas renouvelables au cours de la vie mais elles se nourrissent en permanence grâce à des échanges avec le tissu environnant. Dans certains cas, cette régénération ne s’effectue pas normalement. Des déchets se produisent alors qui ne sont pas éliminés par l’organisme et finissent par s’accumuler et brouiller la vue. Le dysfonctionnement en question peut commencer tôt, dès l’âge de 20 ans. Dans certaines familles, il se rencontre fréquemment sans qu’un gène spécifique de cette maladie n’ait pu, à ce jour, être identifié. Il semble que le soleil joue un rôle important. «Une exposition très prolongée au soleil, mais aussi à une forte lumière artificielle, peut expliquer (en partie) la fréquence croissante de cette affection», estime le Pr Gabriel Coscas, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Henri Mondot (Créteil). Il semble toutefois que les rayons ultraviolets ne constituent pas l’élément déclenchant de la maladie. Les ophtalmologues sont toutefois unanimes à conseiller la protection des yeux du soleil et l’éclairage non éblouissant pour la lecture et le travail. Un double éclairage, constitué d’une lampe halogène dirigée vers le plafond et d’une autre orientée vers le plan de travail, est préférable aux classiques lampes de bureau à abat-jour. Gare au tabac Incriminé récemment, un autre facteur vient s’ajouter à la liste des complices: le tabac. Deux enquêtes réalisées en France auprès de 50000 personnes, axées sur l’implication du tabac dans la survenue de la dégénération maculaire, en 1997, ont pu quantifier le danger: le tabac multiplie par 2,5 le risque de cette dégénérescence. Ce risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées et la durée du tabagisme. Cette action se traduit par le stress infligé à la rétine par la fumée de la cigarette et les radicaux libres altérant les tissus. En dehors du traitement par laser, la médecine semble encore démunie face à cette maladie qui, avec la prolongation de la durée de vie, menace de devenir la première cause de cécité chez les personnes de plus de 60 ans. Un traitement par radiothérapie à faible dose est toujours à l’étude, et la photothérapie (une petite lumière infrarouge envoyée sur l’œil pour détruire électivement les vaisseaux qui saignent facilement asphyxiant les cellules visuelles voisines) est employée en guise de palliatif, faute de mieux. Mais ces traitements visent surtout à réduire les conséquences. À l’avenir, des traitements enzymatiques pourraient être mis au point. Leur objectif serait de contrer les effets des radicaux libres. Le grand espoir cependant serait l’intervention d’une thérapie génique qui s’adresserait à la cause même de cette maladie, tellement invalidante.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMA) est une affection dont l’incidence augmente depuis plusieurs années. Dans les pays avancés où les statistiques sont fiables, on estime que 1 à 2% de la population de 45 à 55 ans est touchée et jusqu’à 30% des plus de 75 ans. Selon les spécialistes, il s’agit d’une usure progressive de la rétine. Une usure qui se produit uniquement dans la partie centrale appelée «macula», d’où le nom de cette pathologie. Il faut savoir que les détails des images s’impriment sur cette zone maculaire d’environ 1 mm de surface. Sa déficience perturbe donc la vision précise. Progressivement, la personne éprouve des difficultés à lire, tout en conservant une vision périphérique suffisante pour ses déplacements. Le solei à éviter Les cellules visuelles, dont tout...