Dangereux passifs. Charly Mottet règle la circulation devant le peloton du Tour depuis quatre ans. A ce titre, l’ancien no 1 mondial a un regard avisé sur les spectateurs qu’il catalogue en deux catégories : les actifs et les passifs. «Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les plus dingues, courant à côté des coureurs, qui sont les plus dangereux, explique le Drômois. Ils sont beaucoup plus gênants mais moins vulnérables. Les passifs, ceux qui prennent des photos, qui sont rivés derrière leur caméscope, les enfants dans les poussettes ou encore ceux qui s’assoient sur les trottoirs me font toujours peur, car ils sont moins sur leurs gardes». Soufre. La discorde entre Lance Armstrong et Marco Pantani entretient les conversations. Aymeric, le dessinateur du Tour, en a profité pour trouver son thème humoristique : un cow-boy tendant à un pirate un bidon empli d’«eau de Givet» (l’acide sulfurique déversé dans l’Est par des grévistes). «Tes cadeaux sentent le soufre», soulignait l’homme au bandana, dans la légende. Lion. Christophe Moreau a une attirance pour les lions. Natif de l’Aisne, il s’est installé à Belfort près du célèbre fauve. Mais il avait également été engagé à mi-temps, pour deux ans, par le Crédit lyonnais, le parrain du maillot jaune, dont la mascotte est un lion. Certains y verront peut-être un signe pour l’avenir. Tours. Jean-Paul Brouchon, la voix de France Info, s’est vu décerner le plateau de la reconnaissance, pour sa fidélité : 35 tours de France, dont 31 à moto, soit, selon ses calculs, «deux ans et demi» de sa vie et «quatre fois le tour du monde». «Cela tombe bien car, enfant, mon rêve était de faire un tour de France et le tour du monde, a-t-il souligné. Grâce à la Grande Boucle, j’ai fait les deux en même temps». Démonstration. L’équipe de France de saut à ski a profité du départ de l’étape du Tour à Courchevel pour régler une démonstration devant le village de départ érigé juste devant les installations olympiques du Praz. Nicolas Dessum, qui a amélioré cette année le record de France (203 mètres), en faisait partie. Rose. Jacques Chancel avait choisi le rose, la couleur de son pull sur les épaules, pour remettre à Courchevel le Prix Albert Londres, véritable maillot jaune de la presse, à la journaliste indépendante Anne Nivat, pour une série de reportages sur la Tchétchénie. Le présentateur voulait-il afficher une préférence à Marco Pantani ? Ratage. La «squadra azzurra» a raté l’opportunité de prendre sa revanche de l’Euro2000 de football. L’équipe des journalistes italiens a en effet essuyé une sévère défaite (2-7) face à son homologue française, lundi soir à Bozel, lors d’un match couronnant la deuxième journée de repos du Tour. Massage. Le salon de coiffure offrant gracieusement ses services aux membres de la caravane tous les matins, au départ de l’étape, espère avoir la visite de Marco Pantani. Non pour une coupe car le Romagnol est rasé «mais pour un massage». Jusqu’à présent, François Simon «pour une houppette bleu-blanc-rouge», Jacky Durand et Cédric Vasseur pour des «coupes classiques» sont passés entre les mains expertes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dangereux passifs. Charly Mottet règle la circulation devant le peloton du Tour depuis quatre ans. A ce titre, l’ancien no 1 mondial a un regard avisé sur les spectateurs qu’il catalogue en deux catégories : les actifs et les passifs. «Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les plus dingues, courant à côté des coureurs, qui sont les plus dangereux, explique le Drômois. Ils sont beaucoup plus gênants mais moins vulnérables. Les passifs, ceux qui prennent des photos, qui sont rivés derrière leur caméscope, les enfants dans les poussettes ou encore ceux qui s’assoient sur les trottoirs me font toujours peur, car ils sont moins sur leurs gardes». Soufre. La discorde entre Lance Armstrong et Marco Pantani entretient les conversations. Aymeric, le dessinateur du Tour, en a profité pour trouver son ...