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Actualités - Chronologie

Zimbabwé Nouvelles occupations de fermes

Au moins 25 nouvelles fermes de Blancs ont été occupées par les anciens combattants depuis la fin des élections, le week-end dernier au Zimbabwe, a annoncé samedi le syndicat des fermiers commerciaux (CFU). Ces informations n’ont pas été confirmées par Chenjirai Hitler Hunzvi, le chef des vétérans de la guerre d’indépendance qui mène depuis février le mouvement d’occupation des fermes. «Je ne suis pas au courant» de ces nouvelles occupations, a déclaré M. Hunzvi dans un entretien téléphonique avec l’AFP. Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement Chen Chimuntengwende a également dit : «Je n’en ai pas entendu parler». Un porte-parole du CFU, qui représente 4 000 membres, a déclaré qu’«au moins cinq nouvelles fermes étaient occupées par jour». Il a précisé que ces occupations n’étaient «pas toutes rapportées». Le mouvement d’occupation des fermes, qui a précédé la campagne des législatives des 24 et 25 juin, s’est accompagné de violences et d’intimidations qui ont fait, selon un dernier bilan établi vendredi par l’AFP, 33 morts et des centaines de blessés. Selon le CFU, le nombre de fermes occupées s’élevait vendredi soir à 1 654. 4 500 fermiers possèdent 70 % des terres agricoles les plus riches du pays. «Nous disons que ces fermes seront récupérées et récupérées d’urgence» afin de les redistribuer aux vétérans de la guerre d’indépendance, a déclaré le président Robert Mugabe dans une interview diffusée samedi par la chaîne de télévision CNN. M. Mugabe et son parti, la Zanu-PF, ont fait de la redistribution des terres aux plus démunis le thème central de leur campagne électorale. Le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui a remporté, avec 57 sièges, une minorité de blocage au Parlement de 150 membres, estime que la redistribution doit se faire sur des terres non utilisées. Jeudi, le chef de l’État avait précisé la première phase de son plan : la saisie rapide de 804 fermes de Blancs identifiées le 2 juin pour expropriation. Leurs propriétaires avaient un mois, jusqu’à lundi, pour faire appel. «Une notification a été adressée aux fermiers, elle expire le 3 juillet, c’est-à-dire lundi, et nous entamerons ensuite le processus d’acquisition», avait-il précisé. Son ministre de l’Information a précisé samedi que l’installation des nouveaux fermiers noirs sur ces terres commencera après le 3 juillet. «Cela ne prendra pas beaucoup de temps dans certaines fermes», a-t-il ajouté. Dans une déclaration, le vice-président zimbabwéen Joseph Msika, qui dirige la commission de redistribution des terres, a annoncé une réunion «la semaine prochaine» de cet organe, auquel participe le CFU. Cette réunion, selon M. Msika, discutera d’arrangements pour «déplacer les occupants du lieu où ils ne devraient pas être». Il n’a pas été possible de déterminer si les nouvelles occupations annoncées par le CFU faisaient partie du plan gouvernemental. Deux fermiers ont déclaré samedi à l’AFP que les vétérans fraîchement débarqués sur leur terre leur avaient affirmé n’obéir qu’aux ordres de M. Hunzvi. Dans la région rurale de Mvurwi, 20 vétérans sont arrivés vendredi dans la ferme – déjà occupée par d’autres vétérans – du tabaculteur Wessels Weller. Le menaçant de saisir ses 1000 hectares de terre, il lui ont affirmé «n’avoir rien à faire avec le gouvernement». Un autre fermier blanc de la province du Matabeleland (ouest du Zimbabwe), qui a voulu conserver l’anonymat, a rapporté ainsi les déclarations des envahisseurs : «Ils ont mentionnné avoir pris des ordres de M. Hunzvi et pas du gouvernement».
Au moins 25 nouvelles fermes de Blancs ont été occupées par les anciens combattants depuis la fin des élections, le week-end dernier au Zimbabwe, a annoncé samedi le syndicat des fermiers commerciaux (CFU). Ces informations n’ont pas été confirmées par Chenjirai Hitler Hunzvi, le chef des vétérans de la guerre d’indépendance qui mène depuis février le mouvement d’occupation des fermes. «Je ne suis pas au courant» de ces nouvelles occupations, a déclaré M. Hunzvi dans un entretien téléphonique avec l’AFP. Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement Chen Chimuntengwende a également dit : «Je n’en ai pas entendu parler». Un porte-parole du CFU, qui représente 4 000 membres, a déclaré qu’«au moins cinq nouvelles fermes étaient occupées par jour». Il a précisé que ces occupations...