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Actualités - Chronologie

Choc et inquiétude dans le monde après le verdict

Le verdict samedi du tribunal révolutionnaire de Chiraz contre 13 juifs iraniens a été accueilli avec réserve et inquiétude par la communauté internationale tandis qu’Israël se déclarait être «en état de choc». Le président américain Bill Clinton s’est déclaré «profondément troublé» par le verdict. Faisant part de sa «déception» du gouvernement iranien qui a «une fois de plus échoué à agir comme dans une société basée sur l’État de droit», Bill Clinton a appelé le gouvernement iranien «à remédier à ces échecs immédiatement en annulant ces sentences injustes». Le président américain a ajouté que les États-Unis allaient continuer la mobilisation «avec d’autres gouvernements et organisations concernant le traitement des groupes minoritaires et (le respect) des droits de l’homme en Iran». Le Foreign Office a fait part de sa «préoccupation» et affirmé que Londres, prenant note que les avocats des condamnés ont fait appel des sentences, «continuera à suivre de près la procédure». Le Foreign Office a chargé son ambassadeur à Téhéran de relayer sa préoccupation auprès des autorités iraniennes. Le chef du gouvernement français Lionel Jospin a pour sa part affirmé que la France «ne pouvait pas accepter la nature du verdict» et souhaité que les autorités iraniennes profitent de l’appel pour «changer les décisions qui ont été prises». «Nous ne pouvons pas accepter la nature de ce verdict, a déclaré le Premier ministre, il reste des procédures d’appel et je souhaite que ces procédures permettent aux autorités iraniennes, notamment à celles qui veulent faire évoluer l’image de ce pays, de changer les décisions qui ont été prises». Dès l’annonce du verdict, le ministère israélien des Affaires étrangères a rompu, pour l’une des rares fois, avec le respect du shabbat pour exprimer l’état de «choc et la profonde inquiétude du gouvernement israélien. Le Premier ministre Ehud Barak a quant à lui condamné «les sévères sentences» contre des personnes qu’il a qualifiés «d’innocentes». Les Pays-Bas ont appelé à une réaction commune de l’Union européenne (UE) contre Téhéran, dénonçant violemment les condamnations. Le chef de la diplomatie de La Haye Jozias van Aartsen a convoqué l’ambassadeur de Téhéran aux Pays-Bas et lui a signifié que «l’UE considère l’issue de ce procès comme un test décisif pour ses relations avec l’Iran». Il a plaidé pour «une réaction commune rapide» des Quinze, a précisé le porte-parole du ministre, Pim Waldeck. Dans un communiqué de sa présidence, l’Union européenne (UE) s’est déclarée déçue et préoccupée par le verdict, tout en relevant qu’il existe une possibilité d’appel du jugement. «Compte tenu de l’importance qu’elle attache à cette affaire, l’UE espère vivement que la cour d’appel reviendra sur les condamnations prononcées», a affirmé le communiqué, ajoutant que l’UE «continuera à faire connaître ses préoccupations aux autorités iraniennes». La communauté juive iranienne, en état de choc, a jugé le verdict «particulièrement lourd et inattendu». Patrick Gaubert, président de la LICRA, a en revanche protesté contre ce verdict, «une sentence inacceptable», a-t-il déclaré.
Le verdict samedi du tribunal révolutionnaire de Chiraz contre 13 juifs iraniens a été accueilli avec réserve et inquiétude par la communauté internationale tandis qu’Israël se déclarait être «en état de choc». Le président américain Bill Clinton s’est déclaré «profondément troublé» par le verdict. Faisant part de sa «déception» du gouvernement iranien qui a «une fois de plus échoué à agir comme dans une société basée sur l’État de droit», Bill Clinton a appelé le gouvernement iranien «à remédier à ces échecs immédiatement en annulant ces sentences injustes». Le président américain a ajouté que les États-Unis allaient continuer la mobilisation «avec d’autres gouvernements et organisations concernant le traitement des groupes minoritaires et (le respect) des droits de l’homme en...