En l’absence de Roxana Maracineanu et de Franck Esposito, les Français chercheront à profiter de l’ultime occasion qui leur est accordée de se qualifier pour les JO de Sydney aux championnats d’Europe de natation en grand bassin, qui ont lieu de lundi à dimanche à Helsinki. «Nous espérons ajouter cinq à sept nageurs aux dix déjà assurés du voyage en Australie depuis les championnats de France à Rennes en mars dernier», affirme Jean-Paul Clémençon, le directeur technique national. Francis Luyce, le président de la Fédération française de natation, espère de son côté dix nouveaux qualifiés si tous les relais réalisent les minima élevés imposés. Esposito (200 m papillon) et Maracineanu (200 m dos), médaillés d’or aux championnats d’Europe à Istanbul en 1999, ont préféré faire l’impasse cette année et ont choisi de tout miser sur Sydney, estimant qu’il n’était pas possible d’être au sommet de sa forme toute l’année. Les principales chances de succès reposeront donc sur le brasseur Stephan Perrot, qui défend son titre sur 200 m brasse, d’autant plus que Johan Bernard (3e sur cette distance à Istanbul) s’est abstenu en raison d’une tendinite au genou gauche. Claude Fauquet, le directeur des équipes de France, envisage d’autres médailles pour Frédéric Duboscq (100 m brasse), Xavier Marchand (200 m 4 nages), Solenne Figuès (200 m libre), voire pour Karine Brémond (200 m libre) et Romain Barnier (100 m libre). Ce dernier pourrait profiter du duel au sommet entre le Russe Alexandre Popov et le Néerlandais Pieter Van den Hoogenband pour réaliser un bon temps. Popov tentera de prendre sa revanche sur le Néerlandais, qui, en empochant six titres en Turquie, avait empêché le nageur russe de remporter pour la cinquième fois consécutive le titre européen du 100 m libre et avait été le premier à le battre sur cette distance dans une compétition officielle. Popov a montré, à 28 ans, qu’il était revenu à son meilleur niveau en battant récemment, sans combinaison, le record du monde du 50 m nage libre en 21 sec 64/100. Outre Esposito, les principaux absents seront le Russe Roman Sludnov, auteur d’un récent record du monde sur 100 m brasse, et l’Ukrainien Denis Silantiev, champion du monde du 200 m papillon, l’«ennemi intime» d’Esposito. Côté féminin, la grande absente sera la Néerlandaise Inge de Bruijn qui, après avoir battu à sept reprises des records du monde sur 50 et 100 m libre, 50 et 100 m papillon, a préféré renoncer à défendre ses titres du 50 m et du 100 m papillon. Les Tricolores auront une pensée émue pour Jean Boiteux, le seul nageur français à avoir remporté une médaille d’or aux JO, sur 400 m libre, exploit immortalisé dans le monde entier par le plongeon tout habillé dans la piscine de son père, empressé de le féliciter. C’était en 1952, il y a 48 ans, dans la capitale finlandaise.
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