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Actualités - Chronologie

Un banc en or

Sacrée championne du monde en 1998 en grande partie grâce à sa défense de fer et à la tête de Zinédine Zidane, la France est devenue championne d’Europe hier à Rotterdam par la grâce d’un banc de remplaçants en or, comme le but décisif inscrit par David Trezeguet en prolongation. Depuis le début de cet Euro2000 qui aura pulvérisé tous les records d’attaque avec 85 buts, Roger Lemerre a dû choisir entre une demi-douzaine d’attaquants de classe mondiale venue à maturité en l’espace de deux ans. Une telle richesse d’effectif sur le plan offensif a rarement été vue dans l’histoire du football et il faut sans doute remonter au Brésil de 1970 pour retrouver une palette de cette qualité. Devant la complexité d’une telle tâche, on comprend mieux pourquoi le sélectionneur français, Roger Lemerre, s’est souvent muré dans son silence et ses longues réflexions en solitaire. Pour la première fois hier il alignait la même équipe, la même que celle qui était difficilement venue à bout de l’Espagne en quarts de finale. Ce choix, il l’a toujours fait en fonction des caractéristiques techniques de l’adversaire, tous ses internationaux, qui auraient été titulaires dans n’importe quelle autre équipe, se pliant sans broncher à la décision de leur entraîneur. Pourtant, hier, pendant 90 minutes, on a pu croire que Lemerre avait été roulé dans la farine par le rusé Dino Zoff, son homologue italien, qui avait dérogé aux règles du «catenacio» pour aligner une formation plus offensive. Mais, depuis leur titre mondial, les Français ont le moral de l’Allemagne et le réalisme de l’Italie. Après le but de Marco Delvecchio, les Italiens ont sans doute eu le tort d’accepter de subir. Or, les attaquants français évoluent largement un ton au-dessus des Néerlandais. Surtout quand ils arrivent reposés et avides de démontrer leur savoir-faire à l’image d’un Robert Pires transformé et rageur, d’un David Trezeguet qui pourra faire valoir son instinct de buteur surdoué à la Juventus Turin, ou d’un Sylvain Wiltord véritable boulet de canon. La défense pouvait laisser faire ses attaquants. Le spectacle était devant. Même Zinédine Zidane, qui n’a pas réédité sa performance de la finale de la Coupe du monde, n’a pas toujours été convié à la fête. Ces attaquants ne lâchent jamais rien. Ils ont un moral à toute épreuve et ils sont affamés. Pourtant, il leur faudra désormais attendre deux ans pour refaire parler la poudre à la prochaine Coupe du monde.
Sacrée championne du monde en 1998 en grande partie grâce à sa défense de fer et à la tête de Zinédine Zidane, la France est devenue championne d’Europe hier à Rotterdam par la grâce d’un banc de remplaçants en or, comme le but décisif inscrit par David Trezeguet en prolongation. Depuis le début de cet Euro2000 qui aura pulvérisé tous les records d’attaque avec 85 buts, Roger Lemerre a dû choisir entre une demi-douzaine d’attaquants de classe mondiale venue à maturité en l’espace de deux ans. Une telle richesse d’effectif sur le plan offensif a rarement été vue dans l’histoire du football et il faut sans doute remonter au Brésil de 1970 pour retrouver une palette de cette qualité. Devant la complexité d’une telle tâche, on comprend mieux pourquoi le sélectionneur français, Roger Lemerre, s’est...