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Actualités - Chronologie

Festina renaît de ses cendres

L’équipe Festina a ressuscité. Deux ans après avoir été à l’origine de l’affaire de dopage qui a ébranlé le cyclisme, elle est en passe de placer un, voire deux coureurs sur le podium du Tour de France. Ce résultat improbable au départ du Futuroscope s’explique par la maestria de Christophe Moreau et Joseba Beloki, mais il masque une forêt de problèmes jusque-là évincés. En plein coeur de l’affaire, en novembre 1998, Festina essayait de survivre médiatiquement au désastre provoqué par les révélations sur un dopage organisé au sein de son équipe cycliste. Elle s’improvisait pionnière dans la lutte antidopage en la finançant tout en sanctionnant financièrement les coureurs pris dans la tourmente, à l’image de Richard Virenque dont le salaire devait être divisé par deux. Le Varois, un temps prêt à mettre un terme à sa carrière, était finalement repêché par Franco Polti. Sportivement, Festina a débuté l’année 1999 avec une brochette de coureurs suspendus – l’ancien champion du monde Laurent Brochard, Didier Rous, Christophe Moreau, et Pascal Hervé. Elle a confié la responsabilité de son équipe à Juan Fernandez et surtout au Français Yvon Sanquer. En quelques mois, le fabricant de montres et de chronomètres a réussi une formidable opération de marketing : 2000 lui permet de renaître sportivement de ses cendres, grâce à Moreau, le meilleur coureur français, et au Basque Joseba Beloki, honnête grimpeur devenu coureur complet. Sans parler d’Angel Casero dont la préparation au Tour de France a été compliquée par des ennuis de santé. Avec Beloki, troisième à deux secondes de Jan Ullrich, et Moreau quatrième, le bilan de Festina est d’autant plus inespéré que personne ne pouvait imaginer l’effondrement en montagne de Laurent Jalabert, Abraham Olano et Alex Zülle. Dans ce contexte tellement favorable, il est plus facile pour les dirigeants de Festina de cacher la crise qui couve en son sein entre le clan espagnol et le clan français dont Moreau, Laurent Madouas et Pascal Lino sont les derniers représentants. Yvon Sanquer n’a pas été «retenu» dans le Tour de France pour des raisons jamais explicitées. Au-delà d’éventuelles différences d’approche éthiques, la rupture semble consommée entre Français et Espagnols, y compris au sein des coureurs. Le refus de Beloki, qui a le soutien de Juan Fernandez, de ne pas prêter main forte à Moreau dans l’ascension vers Courchevel en est une illustration exemplaire. Le Français Laurent Jalabert, ancien n° 1 mondial, s’est accordé une totale récupération à l’occasion de la 2e journée de repos du Tour de France cycliste, hier à Courchevel. Contrairement à l’ensemble des 137 rescapés profitant d’un beau soleil sur la station de la Tarentaise pour faire un décrassage, «Jaja» est resté le matin dans son hôtel, pour une simple séance de home-trainer. «Ça va, mais j’ai besoin de récupérer», a soufflé le co-leader de la Once qui avait vécu un véritable calvaire au cours des deux dernières étapes alpestres menant à Briançon et Courchevel. Cependant, le rang indigne qu’il occupe au classement général (57e à 1 heure 19 min 4 sec) ne saurait rendre sombre le Mazamétain. À table où il s’est longuement attardé, il s’est montré souriant auprès de son frère, Nicolas. Le vélo est resté également accroché dans l’après-midi où les deux frères sont allés faire une promenade en ville au milieu des camions d’équipes en pleines activités, au milieu des badauds toujours en quête d’autographes, de casquettes et de bidons.
L’équipe Festina a ressuscité. Deux ans après avoir été à l’origine de l’affaire de dopage qui a ébranlé le cyclisme, elle est en passe de placer un, voire deux coureurs sur le podium du Tour de France. Ce résultat improbable au départ du Futuroscope s’explique par la maestria de Christophe Moreau et Joseba Beloki, mais il masque une forêt de problèmes jusque-là évincés. En plein coeur de l’affaire, en novembre 1998, Festina essayait de survivre médiatiquement au désastre provoqué par les révélations sur un dopage organisé au sein de son équipe cycliste. Elle s’improvisait pionnière dans la lutte antidopage en la finançant tout en sanctionnant financièrement les coureurs pris dans la tourmente, à l’image de Richard Virenque dont le salaire devait être divisé par deux. Le Varois, un temps prêt à...