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Actualités - Chronologie

Les Verts débattent de la sortie du nucléaire

Inquiète du recul électoral du parti écologiste, la direction des Verts allemands a tenté hier de rallier les militants réunis en congrès au programme de sortie du nucléaire préparé par le gouvernement. «Je sais que ce compromis est difficile à avaler pour beaucoup d’entre nous. Mais il faut se souvenir qu’il n’a pas été obtenu facilement», a déclaré devant les délégués Gunda Röstel, la coprésidente des Verts. «Près de la moitié de nos compatriotes voient dans cet accord un succès des Verts. Il serait ridicule que nous le réduisions nous-mêmes à néant», a-t-elle ajouté, sus les applaudissements nourris du parterre. Le secrétaire général du parti, Reinhard Büikofer, a confié qu’il s’attendait, malgré les réticences des «durs» du parti, à ce que la majorité des 750 délégués se range aux arguments de leurs dirigeants. De nombreuses voix se sont toutefois élevées au sein du mouvement écologiste pour condamner la «démission» de leurs représentants au gouvernement coupables, aux yeux de certains militants, d’avoir trop cédé au chancelier Gerhard Schröder et à l’industrie nucléaire. Les Verts souhaitaient une fermeture quasi immédiate des 19 centrales nucléaires allemandes. Ils ont dû se résoudre à accepter un calendrier de sortie sur une trentaine d’années. La dernière centrale fermera ainsi ses portes vers 2025. L’aile militante des antinucléaires déplore en outre qu’aucune date-butoir n’ait été fixée pour les fermetures et que le projet n’interdit pas par avance aux futurs gouvernements de revenir sur ce programme. L’enjeu politique du vote est de taille pour les Verts allemands, confrontés à une lente mais continue désaffection de l’électorat. L’époque est révolue où les Verts grimpaient dans les sondages pour finalement accéder au pouvoir en 1998 avec les sociaux-démocrates en s’adjugeant 6,7 % des suffrages aux législatives. Aujourd’hui, le parti écologiste a été supplanté dans ces mêmes sondages par les libéraux du FDP comme troisième force politique du pays et ses dirigeants, figures de proue de la contestation des années soixante et soixante-dix, ont les tempes grisonnantes. «Nous ne sommes plus le parti qui représente automatiquement les aspirations de la jeunesse. La génération de 1968, où les Verts incarnaient le rejet humoristique et provocateur de l’establishment, a vécu», a reconnu Gunda Röstel devant les congressistes.
Inquiète du recul électoral du parti écologiste, la direction des Verts allemands a tenté hier de rallier les militants réunis en congrès au programme de sortie du nucléaire préparé par le gouvernement. «Je sais que ce compromis est difficile à avaler pour beaucoup d’entre nous. Mais il faut se souvenir qu’il n’a pas été obtenu facilement», a déclaré devant les délégués Gunda Röstel, la coprésidente des Verts. «Près de la moitié de nos compatriotes voient dans cet accord un succès des Verts. Il serait ridicule que nous le réduisions nous-mêmes à néant», a-t-elle ajouté, sus les applaudissements nourris du parterre. Le secrétaire général du parti, Reinhard Büikofer, a confié qu’il s’attendait, malgré les réticences des «durs» du parti, à ce que la majorité des 750 délégués se range...