En novembre 1948, à Paris, dans un bar du quai Saint-Michel, autour de Christian Dotremont et Joseph Noiret, le mouvement Cobra est créé. Expressionniste, avant-gardiste, le mouvement privilégie l’intervention culturelle dans tous les domaines de la création. «Nous exigeons des peintres qu’ils imaginent des formes nouvelles», a écrit Michel Ragon. Les artistes du mouvement Cobra, au-delà de leur œuvre, ont marqué leur époque par l’action contestataire et radicale, des formes établies, qui n’exclut pas la singularité de la démarche. Zad Moultaka, musicien et peintre, rejoint l’esprit du mouvement Cobra à travers sa recherche permanente de l’artiste libre qui expérimente tous les champs de création, sans préjugés. Né à Beyrouth en 1967, Zad Moultaka a passé son enfance sous les bombes. Il commence le piano dès l’âge de cinq ans avec Madeleine Medawar, son premier professeur qui le conseille et l’assiste lors de ses fréquents retours au Liban. En France, il bénéficie du constant soutien de Gérard Velay, pédagogue et musicien. Il entre à dix-neuf ans au Conservatoire national de musique de Paris dans la classe d’Aldo Ciccolini. Il remporte à vingt-deux ans un premier prix de piano, à l’unanimité, dans la classe de Bruno Rigutto. Autre succès : un premier prix de musique de chambre dans la classe de Christian Ivaldi. Concerts mémorables à Gaveau, à Pleyel notamment, pour un hommage à Samson François. Sans oublier de mentionner la création au piano des 6 Mouachahat interprétées avec un succès total à l’Unesco et qui seront données en concert en décembre prochain à l’Institut du monde arabe à Paris et seront applaudies à Beyrouth même en février prochain. Depuis 1993, Zad Moultaka est lauréat de la Fondation d’Entreprise Crédit National.
En novembre 1948, à Paris, dans un bar du quai Saint-Michel, autour de Christian Dotremont et Joseph Noiret, le mouvement Cobra est créé. Expressionniste, avant-gardiste, le mouvement privilégie l’intervention culturelle dans tous les domaines de la création. «Nous exigeons des peintres qu’ils imaginent des formes nouvelles», a écrit Michel Ragon. Les artistes du mouvement Cobra, au-delà de leur œuvre, ont marqué leur époque par l’action contestataire et radicale, des formes établies, qui n’exclut pas la singularité de la démarche. Zad Moultaka, musicien et peintre, rejoint l’esprit du mouvement Cobra à travers sa recherche permanente de l’artiste libre qui expérimente tous les champs de création, sans préjugés. Né à Beyrouth en 1967, Zad Moultaka a passé son enfance sous les bombes. Il commence le...
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