La «patera», ou petite barque en bois équipée d’un moteur hors-bord, constitue le principal moyen de transport des immigrants clandestins pour traverser le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne. Elle est aussi à l’origine de la plupart des drames de l’immigration clandestine, à cause de fréquents naufrages dans les eaux turbulentes du détroit. Ce sont des barques très précaires, précise le sous-délégué du gouvernement à Cadix, Miguel Osuna, chargé de la coordination de la lutte contre l’immigration dans le sud de l’Andalousie. Elles ont une dimension standard de 6,70 mètres avec une capacité maximum de 27 personnes et elles sont dotées de moteurs hors-bord de 25 à 40 cv. Lorsque toutes les conditions favorables sont réunies, elles parviennent à traverser en quelques heures les 15 à 25 kilomètres de détroit qui séparent la côte nord-africaine du sud de l’Andalousie. Leur nom, «patera», vient de «pato» (canard) car ces barques étaient à l’origine utilisées pour la chasse au canard dans le sud de l’Espagne. En raison de leur petite taille, elles sont indétectables par les radars conventionnels de l’armée espagnole, mais elles chavirent facilement sous l’action des vagues et des vents parfois très violents dans le détroit. Fabriquées initialement en Espagne, notamment dans l’enclave de Ceuta, sur la côte marocaine, leur construction a été interdite il y a deux ans pour ne pas encourager l’immigration clandestine. Elles sont aussi produites au Maroc où elles sont également utilisées pour la pêche. De source consulaire marocaine à Algésiras, on précise que toutes les «pateras» marocaines sont enregistrées dans les capitaineries maritimes et qu’elles doivent signaler leurs déplacements. Généralement, à l’approche d’une vedette de la garde civile, les pilotes des «pateras» prennent peur et, avant de prendre la fuite, ils ordonnent à leurs passagers de se mettre à l’eau. Ils assurent qu’ils ont pied et que la côte est proche. En réalité, les immigrants, qui souvent ne savent pas nager, se trouvent à plusieurs centaines de mètres des plages. Désormais, la garde civile ne part plus à la rencontre des «pateras» et elle attend les clandestins sur la terre ferme.
La «patera», ou petite barque en bois équipée d’un moteur hors-bord, constitue le principal moyen de transport des immigrants clandestins pour traverser le détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne. Elle est aussi à l’origine de la plupart des drames de l’immigration clandestine, à cause de fréquents naufrages dans les eaux turbulentes du détroit. Ce sont des barques très précaires, précise le sous-délégué du gouvernement à Cadix, Miguel Osuna, chargé de la coordination de la lutte contre l’immigration dans le sud de l’Andalousie. Elles ont une dimension standard de 6,70 mètres avec une capacité maximum de 27 personnes et elles sont dotées de moteurs hors-bord de 25 à 40 cv. Lorsque toutes les conditions favorables sont réunies, elles parviennent à traverser en quelques heures les 15 à 25...
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