Ils ne sont plus des enfants sans être encore des adultes. Tels des bourgeons qui pointent sur une branche, ils s’ouvrent à la vie, touchants et maladroits, tels des oisillons dans leur vol initial... Que n’a-t-on pas écrit sur eux... Sans pouvoir jamais tout dire, puisque eux aussi, comme tout dans ce monde, changent avec les mœurs du temps qui passe. Les adolescents d’aujourd’hui ne sont pas ceux des années quatre-vingts et encore moins ceux des années 60 ou 70. Mieux dans leur peau, plus décidés, mieux intégrés aussi dans la vie des adultes, ils occupent, comme on dit, «un créneau» sur le front commercial. Social aussi. S’il y a une clientèle «ado» dans le marché du vêtement, de la culture, de la musique, il y aussi des groupements, des modes, une presse, une création artistique qui s’adressent à eux. Bref, ils occupent une place. Ils ont leur mot à dire même si huit fois sur dix on les fait taire... Le phénomène est propre à notre époque et on le doit, peut-être, aux citoyens de l’Oncle Sam qui, les premiers, ont brisé les chaînes du «teen age». Pressentant sans doute les vastes horizons qu’ouvrait dans divers marchés cette clientèle potentielle. Gris, beige et bleu pour l’été 2000 Les professionnels sont unanimes: rien de plus difficile que de deviner à 100% le look que les adolescents vont finalement choisir... Pour cet été, pour l’instant, c’est la chemise, la «vraie», en popeline, portée, impérativement, ouverte sur un T-shirt ou un tricot-bustier. Il va de soi que, dans aucun cas, on ne la fait rentrer dans le pantalon... Le bas des manches ne se boutonne jamais et les tons vifs, tous sans exception, sont à proscrire. Du kaki, du bleu marine, du gris aussi et surtout de la patine... L’aspect neuf est à fuir. Comme les anciens dandys, ils estiment que l’aspect neuf fait vulgaire... La coupe du pantalon est aussi très importante. Le total look est de mise mais on peaufine les détails. La dégaine d’antan, le débraillé «grande taille», les poches qui baillent, l’oversize flottant, le bas des jambes effiloché sont radicalement «out». On revient aux proportions justes, on réduit le nombre des poches et on veille à tout et, surtout, à un aspect net et classique... Pour la première fois, Ralph Lauren, sentant le vent tourner, propose pour cet été des costumes pour les 14-18 ans. De vrais costumes à rayures tennis, trois boutons et simple boutonnage, à porter avec des baskets blanches. Des vestes en coton beige, à porter avec des pantalons marine ou beige, complètent cette première collection «ado» du créateur américain. De la maille pour les filles Les adolescentes, elles, ne jurent que par des hauts moulants, ultracourts et des pantalons très légèrement trompette. La maille apporte souplesse et confort en twin-set à côtes bleus, sur des corsaires (les voilà de retour...) en lin ou coton. Les coupes, de plus en plus près du corps, et les tenues s’inspirent du surf, donc faciles à porter à toutes les occasions. Pour elles aussi, les nouveaux basics sont le pantalon (navy ou beige) et la chemise (voir plus haut) mais à col boutonné et de couleur blanche, ciel, navy ou orange.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ils ne sont plus des enfants sans être encore des adultes. Tels des bourgeons qui pointent sur une branche, ils s’ouvrent à la vie, touchants et maladroits, tels des oisillons dans leur vol initial... Que n’a-t-on pas écrit sur eux... Sans pouvoir jamais tout dire, puisque eux aussi, comme tout dans ce monde, changent avec les mœurs du temps qui passe. Les adolescents d’aujourd’hui ne sont pas ceux des années quatre-vingts et encore moins ceux des années 60 ou 70. Mieux dans leur peau, plus décidés, mieux intégrés aussi dans la vie des adultes, ils occupent, comme on dit, «un créneau» sur le front commercial. Social aussi. S’il y a une clientèle «ado» dans le marché du vêtement, de la culture, de la musique, il y aussi des groupements, des modes, une presse, une création artistique qui s’adressent à eux....