L’Espagne, gardienne du flanc sud-ouest de l’Europe, est confrontée à un afflux croissant d’immigrants clandestins qui viennent d’Afrique par le détroit de Gibraltar ou l’archipel des Canaries lors de traversées périlleuses qui ont fait de nombreuses victimes. Plus de 200 immigrants sans papiers ont péri en mer de janvier à mai en tentant de gagner les côtes espagnoles, selon des estimations de l’Association Pro-Droits de l’homme d’Andalousie (APDHA), mais on ne connaît pas d’hécatombe comme celle survenue en Grande-Bretagne avec la découverte de 58 corps. La plupart sont morts dans le naufrage de «pateras» (petites embarcations en bois), appartenant à des trafiquants, dans lesquelles ils tentent de franchir le détroit de Gibraltar (une vingtaine de km) ou les cent kilomètres d’océan qui séparent les côtes africaines de l’archipel des Canaries. Le flot de clandestins attirés par l’Espagne a particulièrement augmenté depuis plusieurs mois et s’explique en partie par le processus de régularisation en cours des sans-papiers, qui arrive à expiration le 31 juillet prochain. Les mafias transportant les clandestins vers les côtes espagnoles leur font croire que leur situation sera régularisée en Espagne s’ils s’y rendent avant la fin juillet. Ce qui est faux puisqu’ils ne remplissent pas les conditions exigées pour une régularisation (être en Espagne depuis au moins un an et avoir demandé au moins une fois un permis de séjour). Le processus de régularisation, qui devrait bénéficier à environ 80 000 sans-papiers, s’inscrit dans le cadre d’une loi libéralisant très nettement les conditions d’immigration en Espagne. Le gouvernement de José Maria Aznar prépare une réforme de cette loi qu’il juge trop libérale et qui a été adoptée en décembre dernier par le Parlement contre l’avis de l’Exécutif, alors minoritaire. L’immigration deviendra «le problème numéro un» de l’Espagne dans les prochaines années, a récemment affirmé le ministre de l’Intérieur Jaime Mayor Oreja. L’Espagne, ex-terre d’émigration, a connu ces dernières années une forte augmentation de l’immigration. Mais le nombre des immigrés reste faible par rapport à d’autres pays européens : les étrangers représentent environ 2 % de la population en Espagne (environ 800 000 immigrés, dont 200 000 clandestins).
L’Espagne, gardienne du flanc sud-ouest de l’Europe, est confrontée à un afflux croissant d’immigrants clandestins qui viennent d’Afrique par le détroit de Gibraltar ou l’archipel des Canaries lors de traversées périlleuses qui ont fait de nombreuses victimes. Plus de 200 immigrants sans papiers ont péri en mer de janvier à mai en tentant de gagner les côtes espagnoles, selon des estimations de l’Association Pro-Droits de l’homme d’Andalousie (APDHA), mais on ne connaît pas d’hécatombe comme celle survenue en Grande-Bretagne avec la découverte de 58 corps. La plupart sont morts dans le naufrage de «pateras» (petites embarcations en bois), appartenant à des trafiquants, dans lesquelles ils tentent de franchir le détroit de Gibraltar (une vingtaine de km) ou les cent kilomètres d’océan qui séparent les...
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