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Actualités - Chronologie

Pacifique Climat d'anarchie aux Fidji

Un climat d’anarchie régnait hier aux îles Fidji, à deux jours d’une réunion du grand Conseil des chefs coutumiers censée mettre fin au coup d’État en cours depuis le 19 mai par l’élection d’un nouveau pouvoir exécutif. Aux termes d’un accord conclu dimanche dernier entre le putschiste George Speight et le pouvoir militaire, la libération par les putschistes de leurs otages, dont le Premier ministre déchu d’origine indienne, doit intervenir le même jour. George Speight a indiqué hier qu’il ambitionnait devenir le prochain Premier ministre. Interrogé de savoir par des journalistes si à son avis le Grand Conseil des chefs nommerait un président qui à son tour le choisirait, lui, comme Premier ministre, George Speight a répondu : «Je pense que ce sera le cas, car ceci est le désir et la volonté du peuple de ce pays». À Suva, des ingénieurs de l’Office des télécommunications, Fidjiens de souche, se sont mis en grève, pour réclamer le renvoi des 21 employés d’origine indienne. Les grévistes ont fermé les portes du bâtiment, dont ils affirment avoir le contrôle. Pour autant les communications téléphoniques ne sont pas interrompues. À Vanua Levu, sur la seconde plus grande île des Fidji, les troubles se poursuivaient à Labasa, où une unité de l’armée s’était mutinée la semaine dernière, affirmant sa loyauté à George Speight, chef des rebelles. Selon les médias, les partisans de Speight occupent la poste de ville et les employés de l’office des télécommunications sont pris en otages. Par ailleurs, plusieurs villages étaient toujours contrôlés par les rebelles, alors que la principale centrale hydro-électrique du pays ainsi que des routes menant à Suva sont bloquées par des Mélanésiens qui revendiquent la propriété des terres. Lundi, l’ancienne capitale des Fidji, Levuka, ville coloniale devenue une attraction touristique, avait été incendiée et pillée par une trentaine d’hommes. Le putschiste George Speight, un homme d’affaires en faillite, qui déclare agir «au nom de la population indigène» mélanésienne, et les militaires qui ont proclamé la loi martiale le 29 mai, ont signé dimanche un accord censé mettre fin au putsch commencé le 19 mai. Cet accord assure une amnistie pratiquement totale aux hommes qui détiennent depuis le 19 mai au Parlement en otages Mahendra Chaudhry, le premier chef de gouvernement des Fidji issu de la communauté indienne (43 % de la population) ainsi que 26 ministres et députés. Toute personne coupable «de délit politique» commis avant jeudi 13 juillet sera amnistiée, selon un article de cet accord, qui répond à la quasi-totalité des revendications des mutins. Les otages doivent être libérés jeudi, jour où le grand Conseil des chefs – une assemblée non élue de 50 chefs indigènes des Fidji – doit désigner à le prochain président et le vice-président qui nommeront ensuite un gouvernement pour 24 mois.
Un climat d’anarchie régnait hier aux îles Fidji, à deux jours d’une réunion du grand Conseil des chefs coutumiers censée mettre fin au coup d’État en cours depuis le 19 mai par l’élection d’un nouveau pouvoir exécutif. Aux termes d’un accord conclu dimanche dernier entre le putschiste George Speight et le pouvoir militaire, la libération par les putschistes de leurs otages, dont le Premier ministre déchu d’origine indienne, doit intervenir le même jour. George Speight a indiqué hier qu’il ambitionnait devenir le prochain Premier ministre. Interrogé de savoir par des journalistes si à son avis le Grand Conseil des chefs nommerait un président qui à son tour le choisirait, lui, comme Premier ministre, George Speight a répondu : «Je pense que ce sera le cas, car ceci est le désir et la volonté du peuple...