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Actualités - Chronologie

Une tâche difficile attend le jeune président

Le jeune président de Syrie, Bachar el-Assad, qui a l’appui des deux piliers du pouvoir, les forces armées et le parti Baas, va maintenant devoir répondre aux attentes grandissantes de son peuple. Le jeune homme de 34 ans qui a peu d’expérience politique devra notamment agir dans les domaines de la modernisation, de l’administration, de l’assainissement de l’économie et de la lutte contre la corruption. «Il est vrai que Bachar a pris les commandes des deux plus importantes institutions, l’armée et le parti, mais il lui reste beaucoup à faire», a estimé un diplomate occidental. «Les Syriens ont choisi la continuité avec Bachar pour éviter des querelles internes sur la succession, mais pour eux, il incarne également le changement, et ceci est un fardeau pesant», a poursuivi le diplomate. Il poursuivait des études d’ophtalmologie en Grande-Bretagne lorsqu’il a été appelé en Syrie à la suite de la mort de son frère aîné Bassel, qui était formé par son père pour reprendre les rênes du pays. Hafez el-Assad avait écarté toute opposition à son régime, notamment celle des islamistes. L’unique opposition à Bachar est venue de son oncle Rifaat, qui de son exil doré, a revendiqué la succession, mais elle n’a pas eu d’écho dans le pays. «En Syrie, où 80 % de la population a moins de 40 ans, la population n’a connu que Hafez el-Assad», souligne un analyste, pour qui, «le fils d’Assad est le mieux placé pour lui succéder, à cause de son passé propre vu son jeune âge et son engagement politique récent». Mais les grands espoirs que les Syriens placent dans le fils du président sont une lame à double tranchant. «Les grandes attentes des Syriens de la part de celui qui doit moderniser le pays et libéraliser l’économie est un lourd fardeau à porter», estime un expert économique. «Le véritable test pour Bachar commence maintenant et le discours qu’il devra prononcer lors de sa prestation de serment devant le Parlement révélera son programme» politique, ajoute-t-il. Bachar doit traiter également de la question compliquée du plateau du Golan, occupé par Israël en 1967, pour lequel son père avait lutté en vain pour le récupérer. Les Syriens sont également impatients de voir venir les investissements dans un pays où l’économie est en récession. Bachar a acquis une grande popularité après avoir conduit une campagne anticorruption qui a déjà fait plusieurs victimes dont des ministres. «C’est une bonne carte qu’il tient mais elle présente un risque, car la vieille garde du régime est toujours puissante», a averti l’analyste. Bachar el-Assad semble aussi jouir d’un appui international, vu les réactions positives en provenance des États-Unis, de l’Europe et de capitales arabes.
Le jeune président de Syrie, Bachar el-Assad, qui a l’appui des deux piliers du pouvoir, les forces armées et le parti Baas, va maintenant devoir répondre aux attentes grandissantes de son peuple. Le jeune homme de 34 ans qui a peu d’expérience politique devra notamment agir dans les domaines de la modernisation, de l’administration, de l’assainissement de l’économie et de la lutte contre la corruption. «Il est vrai que Bachar a pris les commandes des deux plus importantes institutions, l’armée et le parti, mais il lui reste beaucoup à faire», a estimé un diplomate occidental. «Les Syriens ont choisi la continuité avec Bachar pour éviter des querelles internes sur la succession, mais pour eux, il incarne également le changement, et ceci est un fardeau pesant», a poursuivi le diplomate. Il poursuivait des...