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Actualités - Chronologie

Un responsable US suggère un réseau d'oléoducs au Kazakhstan

Un haut responsable américain a pressé le Turkmenistan d’aller de l’avant dans la construction du gazoduc transcaspien au cours d’une récente visite à Ashkabad, a rapporté hier le quotidien Neutralny Turkmenistan. Stephen Sestanovich, conseiller au département d’État pour les anciennes républiques soviétiques, a demandé au cours d’une visite effectuée en juillet aux autorités turkmènes d’accélérer la réalisation de ce projet que Washington soutient, affirme le journal. Les États-Unis soutiennent ce projet parce qu’il contourne la Russie au nord et l’Iran au sud et réduit la dépendance des anciennes républiques soviétiques vis-à-vis de Moscou. Le gazoduc, d’une longueur de 2 000 kilomètres et destiné à acheminer le gaz du Turkménistan à travers la Caspienne vers la Turquie, permettra au Turkmenistan d’écouler son gaz sur un grand nombre de marchés internationaux, a fait remarquer le responsable américain. Ceci permettra également aux compagnies américaines de développer leur coopération avec les pays d’Asie centrale, a-t-il souligné. Le président turkmène Saparmurat Niyazov a semblé récemment peu enthousiate quant à la réalisation de ce projet qui est géré par le géant anglo-néerlandais Royal Dutch Shell et PSG, qui est une alliance américaine de General Electric et de Bechtel. Le président Niyazov a expliqué que son pays «avait besoin de clarté en ce qui concerne les garanties politiques et économiques qui devraient être les principaux arguments justifiant» la réalisation du gazoduc. Il a indiqué qu’au cours des trois dernières années son pays avait commencé à examiner les questions touchant à ses intérêts nationaux «de façon plus sélective et sans précipitation» et ceci s’applique, a-t-il dit, au projet transcaspien. PSG a déjà réduit ses effectifs et ses dépenses en raison du peu de progrès dans les discussions avec le gouvernement turkmène et a menacé de retirer une offre faite en mars au président Niyazov, si le groupe ne recevait pas de réponse dans un proche avenir. Cité par le journal, M. Sestanovich a estimé que les difficultés qui ont surgi étaient «normales dans une situation où chaque partie se bat pour défendre ses intérêts». La concurrence est très rude pour le contrôle de l’acheminement du pétrole et du gaz à partir de l’Asie centrale en raison de la lutte d’influence que se livrent les puissances dans cette région au sous-sol riche en ressources énergétiques. Dans ce contexte, les États-Unis privilégient une voie d’écoulement allant de l’est vers l’ouest, alors que d’autres pays, dont l’Iran et la Chine, préfèrent d’autres itinéraires d’acheminement. Un haut responsable américain a suggéré hier la construction d’un réseau d’oléoducs pour acheminer le pétrole du Kazakhstan vers les marchés internationaux, une semaine après l’annonce par les autorités de ce pays de la découverte d’un immense champ pétrolifère dans la Caspienne. «Je pense que la perspective de l’accroissement des réserves (pétrolières) au Kazakhstan milite en faveur d’un réseau constitué de plusieurs oléoducs», a déclaré Stephen Sestanovich, conseiller spécial de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright pour les affaires des anciennes républiques soviétiques. Ce dernier a fait cette déclaration après avoir discuté de la gestion des futurs revenus pétroliers du Kazakhstan avec le Premier ministre Kasymzhomart Tokayev. Les deux hommes ont également évoqué les questions économiques, les relations internationales et le développement des relations bilatérales. Selon M. Sestanovich, la récente découverte pétrolière est susceptible «de promouvoir l’intégration du Kazakhstan à l’économie mondiale» sachant que ce pays voudra coopérer étroitement avec les compagnies pétrolières internationales pour l’exploitation et l’acheminement du brut. Les sociétés américaines représentent 20 % de la Offshore Kazakhstan International Operating Company (OKIOC) qui explore le champ offshore de Kashagan. Le président Nursultan Nazarbayev avait annoncé il y a une semaine que la nouvelle découverte pétrolière pourrait propulser le Kazakhstan parmi les cinq principaux pays pétroliers du monde possédant les plus grandes réserves de brut. Selon le président de la société d’État Kazakhoil, le champ de Kashagan a des réserves de plus de 50 milliards de barils et pourrait produire 100 millions de tonnes de brut par an. La découverte de ce champ pourrait attiser la lutte d’influence que se livrent les puissances dans cette région, une fois que la OKIOC aura officiellement annoncé le volume des réserves de ce champ. La Russie, l’Iran, les États-Unis et la Chine tentent déjà de prendre le contrôle de l’acheminement du pétrole, chaque pays faisant la promotion de son propre projet d’oléoduc. Washington soutient fortement l’acheminement du pétrole et du gaz via la Turquie parce que cette voie contourne ses rivaux en la matière que sont l’Iran et la Russie, de même qu’elle réduit la dépendance des anciennes républiques soviétiques par rapport à Moscou.
Un haut responsable américain a pressé le Turkmenistan d’aller de l’avant dans la construction du gazoduc transcaspien au cours d’une récente visite à Ashkabad, a rapporté hier le quotidien Neutralny Turkmenistan. Stephen Sestanovich, conseiller au département d’État pour les anciennes républiques soviétiques, a demandé au cours d’une visite effectuée en juillet aux autorités turkmènes d’accélérer la réalisation de ce projet que Washington soutient, affirme le journal. Les États-Unis soutiennent ce projet parce qu’il contourne la Russie au nord et l’Iran au sud et réduit la dépendance des anciennes républiques soviétiques vis-à-vis de Moscou. Le gazoduc, d’une longueur de 2 000 kilomètres et destiné à acheminer le gaz du Turkménistan à travers la Caspienne vers la Turquie, permettra au...