Le président israélien Ezer Weizman est un ancien héros de l’armée de l’air israélienne, devenu ensuite un ardent militant de la paix avec les Arabes. M. Weizman, 76 ans, a donné à une fonction avant tout honorifique une nature politique plus marquée qu’aucun de ses prédécesseurs. Très populaire avant que n’éclate le scandale, connu pour son franc-parler et son caractère entier, il a connu un parcours politique en zigzags, passant de la droite nationaliste à la gauche pacifiste, avant de revenir au centre. Né à Tel-Aviv, il fait partie de l’aristocratie «sabra», c’est-à-dire des juifs d’Israël nés dans le pays. Neveu du premier président israélien Chaïm Weizman, il fait ses débuts militaires dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale. Il effectue ensuite une brillante carrière dans l’armée israélienne, devenant commandant de l’armée de l’air (1958-66), puis chef d’état-major adjoint (1966-69). Comme beaucoup d’ex-généraux en Israël, il entre ensuite en politique et opte pour le camp de la droite nationaliste. Il occupe ainsi une série de postes ministériels, dont celui de la Défense (77-80). Mais il démissionne peu après du gouvernement et devient une «colombe» en rejoignant le Parti travailliste. Ministre des Sciences dans un gouvernement d’union nationale, il brave ainsi la loi interdisant tout contact avec l’OLP et rencontre secrètement un responsable de la centrale palestinienne en 1989 à Genève. L’affaire lui coûte sa place au sein du cabinet de sécurité. Il prend ensuite ses distances avec les travaillistes après avoir échoué à convaincre Yitzhak Rabin et Shimon Peres, les éternels frères ennemis du parti, de laisser la place à une nouvelle génération. Après une courte traversée du désert, il est élu en mai 1993 à la présidence de l’État, fonction essentiellement protocolaire d’où il intervient avec force dans le débat politique pour promouvoir la cause de la paix. Il avait été réélu en mars 1998 à un second mandant présidentiel, mais des rumeurs circulaient dès l’an dernier – avant même le scandale qui aura précipité son départ – sur une possible démission en raison d’ennuis de santé répétés. Son nom avait été mentionné l’an dernier avant l’attribution du prix Nobel de la paix.
Le président israélien Ezer Weizman est un ancien héros de l’armée de l’air israélienne, devenu ensuite un ardent militant de la paix avec les Arabes. M. Weizman, 76 ans, a donné à une fonction avant tout honorifique une nature politique plus marquée qu’aucun de ses prédécesseurs. Très populaire avant que n’éclate le scandale, connu pour son franc-parler et son caractère entier, il a connu un parcours politique en zigzags, passant de la droite nationaliste à la gauche pacifiste, avant de revenir au centre. Né à Tel-Aviv, il fait partie de l’aristocratie «sabra», c’est-à-dire des juifs d’Israël nés dans le pays. Neveu du premier président israélien Chaïm Weizman, il fait ses débuts militaires dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale. Il effectue ensuite une brillante carrière dans...
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