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Actualités - Chronologie

Le président Weizman a présenté sa démission

Éclaboussé par une affaire de corruption, le président israélien Ezer Weizman a, comme prévu, présenté hier soir sa démission, trois ans avant la fin de son deuxième mandat. La lettre a été remise à 19h30 heure locale, (16h30 GMT) par le directeur général de la présidence, Arieh Shumer, au président de la Knesset (Parlement), Avraham Burg, qui assumera l’intérim à la tête de l’État jusqu’à l’élection du successeur de M. Weizman par les 120 membres du Parlement, le 31 juillet. Conformément à la loi, la démission prendra effet après un délai de 48 heures. Après avoir longtemps résisté aux pressions de la classe politique et de la presse, M. Weizman avait fixé le 28 mai à ce lundi la date de son départ, préférant jeter l’éponge plutôt que d’avoir à affronter une humiliante procédure de destitution par le Parlement. Sa chute a été provoquée par la révélation qu’il avait reçu dans les années 1980, alors qu’il était député et ministre, des «cadeaux» d’un montant de 450 000 dollars de la part de l’homme d’affaires français Édouard Saroussi. Bien qu’il ait toujours clamé son innocence et que la police ait renoncé à recommander son inculpation pour corruption faute de preuves, M. Weizman n’a jamais pu se remettre de ce scandale. Le favori pour lui succéder dans cette fonction essentiellement honorifique est le prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre travailliste Shimon Peres, 76 ans, actuellement ministre de la Coopération régionale dans le gouvernement d’Ehud Barak. Il n’a pour l’instant qu’un seul rival, Moshe Katsav, 55 ans, député et ancien ministre de droite. L’élection aura lieu en pleine période d’instabilité gouvernementale, trois partis de droite de la coalition de M. Barak l’ayant quittée dimanche. M. Peres misait notamment sur le soutien des 17 députés du Shass, mais cette formation pourrait maintenant lui préférer M. Katsav, a indiqué un commentateur du quotidien Haaretz. M. Katsav, né en 1945 en Iran, est un parlementaire chevronné, membre de la Knesset depuis 1977, qui a été ministre des Transports, puis du Tourisme, dans deux gouvernements de droite.
Éclaboussé par une affaire de corruption, le président israélien Ezer Weizman a, comme prévu, présenté hier soir sa démission, trois ans avant la fin de son deuxième mandat. La lettre a été remise à 19h30 heure locale, (16h30 GMT) par le directeur général de la présidence, Arieh Shumer, au président de la Knesset (Parlement), Avraham Burg, qui assumera l’intérim à la tête de l’État jusqu’à l’élection du successeur de M. Weizman par les 120 membres du Parlement, le 31 juillet. Conformément à la loi, la démission prendra effet après un délai de 48 heures. Après avoir longtemps résisté aux pressions de la classe politique et de la presse, M. Weizman avait fixé le 28 mai à ce lundi la date de son départ, préférant jeter l’éponge plutôt que d’avoir à affronter une humiliante procédure de...