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Actualités - Biographie

Arafat, 40 ans d'expérience dans la lutte contre Israël

Yasser Arafat est depuis quatre décennies le symbole du nationalisme palestinien. Coriace et obstiné, Yasser Arafat est à la tête d’un petit royaume bigarré en Cisjordanie et dans la bande de Gaza où il exerce, en dépit des contraintes géographiques, un pouvoir absolu sous l’oeil vigilant d’Israël. Yasser Arafat, né Mohammad Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini au Caire le 4 août 1929, soutient sur son site Internet qu’il est né à «Jérusalem, en Palestine». À l’âge de 17 ans, Arafat rejoint les groupes palestiniens armés qui luttaient contre la création d’un État hébreu. Il participe aux combats de 1947-48 entre les juifs et les Arabes, puis à la guerre de 1948 qui suit la création d’Israël. Brisé par la victoire israélienne, Arafat retourne à l’université du Caire où il étudie le génie civil et s’implique davantage dans les milieux politiques palestiniens. S’attirant le mécontentement du président Gamal Abdel Nasser, il quitte alors l’Égypte pour le Koweit où il crée le mouvement de Fateh en 1959 pour lutter contre l’État hébreu. En février 1969, Arafat, connu sous son nom de guerre Abou Ammar, est élu président du comité exécutif de l’Organisation de la libération de Palestine (OLP) et se fait connaître sur la scène internationale par son keffieh à damiers et son treillis vert-olive. De petite taille et bedonnant, Arafat renforce son autorité grâce à sa forte personnalité, son instinct qui lui permet de survivre aux complots politiques et son dévouement à la cause palestinienne. Son odyssée le mène en Tunisie, après avoir été expulsé une première fois de Jordanie par les troupes du défunt roi Hussein en 1970, puis du Liban par l’armée israélienne en 1982. Avec son renoncement à l’option militaire et le déclenchement en 1987 de l’Intifida, le soulèvement palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, qu’il inspirait et contrôlait, Arafat opte pour des négociations avec Israël. Il dénonce publiquement le terrorisme en décembre 1988, peu après que l’OLP eut reconnu le droit d’Israël à l’existence. En 1993, Arafat signe à la Maison-Blanche les accords d’Oslo sur l’Autonomie palestinienne. Cette initiative sans précédent qui changea la donne au Proche-Orient, lui a valu, conjointement avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres, le prix Nobel de la paix en 1994. En juillet 1994, Arafat fait un retour triomphal dans les territoires palestiniens où il a été élu président de l’Autorité palestinienne en 1996. Son rêve reste cependant de retourner dans le secteur arabe de Jérusalem occupé en 1967 et de prier dans la mosquée al-Aqsa, le troisième lieu saint de l’islam. Arafat, qui fêtera ses 71 ans en août prochain, continue à travailler chaque jour pendant de longues heures et à faire de longs voyages à travers le monde, mais des problèmes nerveux, attribués généralement à la maladie de Parkinson, font que sa lèvre inférieure tremble souvent notamment lorsqu’il est fatigué. En 1992, Arafat, un musulman sunnite, s’est marié à son assistante, Souha Tawil, issue d’une famille chrétienne palestinienne. Une fille, Zahwa, est née de leur union.
Yasser Arafat est depuis quatre décennies le symbole du nationalisme palestinien. Coriace et obstiné, Yasser Arafat est à la tête d’un petit royaume bigarré en Cisjordanie et dans la bande de Gaza où il exerce, en dépit des contraintes géographiques, un pouvoir absolu sous l’oeil vigilant d’Israël. Yasser Arafat, né Mohammad Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini au Caire le 4 août 1929, soutient sur son site Internet qu’il est né à «Jérusalem, en Palestine». À l’âge de 17 ans, Arafat rejoint les groupes palestiniens armés qui luttaient contre la création d’un État hébreu. Il participe aux combats de 1947-48 entre les juifs et les Arabes, puis à la guerre de 1948 qui suit la création d’Israël. Brisé par la victoire israélienne, Arafat retourne à l’université du Caire où il étudie le génie...