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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de l'offre en dollar

L’offre du dollar s’est encore contractée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’activité en raison notamment de l’étroitesse de la demande en cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) a continué à orienter la tendance de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à la faire fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà neuf mois jour par jour. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à prendre de nouvelles initiatives à l’achat et à la vente de devises en dehors des besoins quotidiens courants du marché, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert tout près du haut de cette fourchette d’intervention de la BDL entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume d’affaires ne devait pas prendre de dimensions hier, avec au total quelque sept millions de dollars dont une partie aurait été vendue à 1 514,00 LL par la BDL et l’autre partie traitée par les banques de la place à l’achat et à la vente entre 1 513,00 et 1 514,00 LL. La reprise du yen pèse sur le dollar À l’étranger, le yen a repris des couleurs en ce début de semaine dans l’espoir d’un nouvel abandon de la politique à taux zéro de la Banque du Japon, après des commentaires de son gouverneur Masaru Hayami en faveur de taux d’intérêt plus élevés au Japon. «Les conditions économiques sont suffisamment fortes pour adopter des taux d’intérêt plus élevés», a déclaré M. Hayami hier, à son arrivée à Bâle pour assister à la réunion mensuelle des gouverneurs de banques centrales du groupe des Dix. Le yen s’est donc apprécié face au billet vert après ces propos, mais les investisseurs s’interrogeaient toujours sur l’évolution de la politique monétaire nippone lors de la réunion lundi prochain du conseil de la Banque du Japon. Selon les observateurs, ce genre de déclarations n’empêche néanmoins les cambistes de rester prudents, notamment après la réunion du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés pendant le week-end à Fukuoka (sud du Japon) où aucune mention n’a été faite sur la politique de taux zéro au Japon. Quoi qu’il en soit, le dollar s’est ressenti de la perspective de hausse des taux japonais, cédant du terrain face à l’euro aussi en l’absence de nouveaux chiffres économiques des deux côtés de l’Atlantique. De ce fait, le rapport sur l’emploi américain en juin, qui avait échoué à fournir une direction claire au marché vendredi dernier, a retenu hier l’attention des opérateurs en soutenant à leurs yeux la thèse d’un ralentissement de la croissance aux États-Unis qui privilégie un statu quo monétaire lors de la réunion de la Réserve fédérale (Fed) du 22 août prochain. Pourtant, les investisseurs ont estimé devoir rester sur la défensive en attendant la publication vendredi prochain de l’indice des prix à la production aux États-Unis et celui des ventes de détail en juin, éléments clés pour anticiper un resserrement ou non de la politique monétaire américaine. Cela d’autant que le président de la Fed, Alan Greenspan, prononcera à la fin de la semaine un discours au sujet de la situation de l’économie américaine. Dans ce contexte, le dollar s’est négocié en ce début de semaine, à New York, sur un ton plus ou moins faible, comme suit : – 0,9535 pour un euro contre 0,9485, vendredi dernier – 1,5130 pour un sterling contre 1,5140 – 2,0515 DM contre 2,0620 – 6,8795 FF contre 6,9165 – 1,6255 FS contre 1,6275 – 2 030,70 lires contre 2 041,60 – 107,15 yens contre 107,90. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier, avec la hausse d’un côté des actions C de la Banque européenne pour le Moyen-Orient (BEMO) et la baisse des actions B de Solidere et C de la Byblos Bank d’un autre côté, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,26 % à 64,16 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est adjugé 0,15 % à 139,29 points. Pourtant, ce phénomène s’est produit dans des volumes d’affaires très minces avec au total 34 850 actions négociées d’une valeur de 58 266 dollars. Hésitation de Wall Street Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont été hésitants hier dans l’attente des prochains résultats trimestriels des sociétés, après avoir été quelque peu rassurés vendredi dernier sur le front des taux d’intérêt par les dernières statistiques de l’emploi aux États-Unis. La politique de resserrement monétaire menée depuis un an par la Fed laissait craindre que les résultats des entreprises risquent de se ressentir du ralentissement de l’économie. De ce fait, plusieurs investisseurs commençaient à s’inquiéter au sujet des bénéfices des sociétés cotées à Wall Street et sur le Nasdaq, malgré l’annonce hier par le numéro un mondial d’aluminium ALCOA d’un bénéfice net par action de 47 cents au deuxième trimestre, soit un cent de plus que les attentes des analystes. C’est ainsi que l’indice Nasdaq est repassé par moments au-dessous du seuil des 4 000 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 703,15 points et un plus bas à 10 604,86 points, avant d’afficher en préclôture 10 678,04 points , en hausse de 42,06 points sur vendredi dernier. Les baisses l’emportent sur les Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont pour la plupart perdu du terrain lundi, affectés dans l’après-midi par les replis accusés à Wall Street en ouverture, les gains du compartiment de l’automobile n’ayant pas suffi à compenser les pertes du secteur pharmaceutique. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 accusait un recul de 4,25 points, soit 0,26 %, à 1 619,94, mais l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, progressait de 7,75 points, soit 0,15 %, à 5 259,40. La Bourse de Paris a perdu 1,20 % et celle de Londres 0,48 %, tandis que celle de Francfort, qui est restée ouverte jusqu’en début de soirée, a augmenté de 0,26 %. Madrid a perdu 0,62 % et Milan 0,04 %, mais Bruxelles a pu terminer en hausse de 0,63 %, tandis qu’Amsterdam gagnait 0,57 % et Zurich 0,09 %. L’avance du secteur automobile a été menée par DaimlerChrysler qui a conservé en fin d’après-midi un progrès de 1,26 % après avoir plus nettement progressé encore en séance sur des informations de presse selon lesquelles le groupe germano-américain chercherait à réaliser des économies de 2,5 milliards d’euros (2,4 milliards d’euros) et pourrait supprimer des emplois. L’événement marquant de ce début de semaine a été le début, plutôt laborieux, de la cotation d’Aerospace and Defence Company (EADS). Après une hausse initiale, l’action, cotée à la fois à Paris, Francfort et Madrid, est rapidement tombée en dessous du prix de l’offre publique de vente. Le prix d’émission avait été fixé dimanche à 19 euros pour les institutionnels et à 18 pour les particuliers, mais l’action est rapidement tombée sous ce niveau. À la clôture de la Bourse de Paris, EADS était à son plus bas du jour, à 17,50 euros, en baisse de 2,78 % sur le prix de l’OPV aux particuliers, après un plus haut en séance à 19,19. À Madrid, EADS a terminé à 17,00 euros et, à Francfort, où les transactions se poursuivaient en fin d’après-midi, l’action s’est traitée ensuite à 17,70. Les analystes se sont montrés plutôt réservés quant aux perspectives de croissance du nouveau géant européen de l’aéronautique et de l’armement, issu de la fusion de la division Dasa de DaimlerChrysler, de l’Aérospatiale française et de l’espagnole Casa. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé lundi en hausse de 1 % à 17 572,68 points, le redressement de l’indice composite des valeurs électroniques Nasdaq ayant stimulé l’achat de valeurs technologiques, ont indiqué des opérateurs. Le Nikkei-225 a enregistré une progression de 174,44 points. Le Topix a pris 15,53 points à 1 613,89. Le montant des transactions s’élevait à 651 millions d’actions échangées, contre 735 millions vendredi. Les sociétés informatiques et de télécommunication, dont la plupart participent au calcul du Nikkei-225, ont connu une bonne progression, selon des courtiers. «Les investisseurs ont pris à cœur le redressement du Nasdaq de vendredi», a estimé M. Hiroichi Nishi, analyste senior chez Nikko Securities. Le Nasdaq a grimpé de 1,6 % vendredi après l’annonce des chiffres de l’emploi aux États-Unis pour le mois de juin. Ces statistiques ont laissé penser à de nombreux analystes que la Réserve fédérale américaine (Fed) ne relèverait pas ses taux lors de la prochaine réunion de son comité monétaire le 22 août. «Les investisseurs ont acheté dans une large mesure dans les secteurs des télécoms, de l’électronique et des industries de précision», a indiqué M. Nishi. Pour ce qui est des valeurs électroniques, Sony a gagné 150 yens, soit une progression de 1,4 % à 11 130 et NEC Corp. a pris 80 yens, soit 2,5 % à 3 230 yens. Nippon Telegraph and Telephone Corp. (NTT) a enregistré une hausse de 30 000 yens (+2,0 %) à 1,57 millions de yens, tandis que NTT DoCoMo Inc. prenait 80 000 yens (+2,7 %) à 3,06 millions. «Les fonds d’investissement sont les principaux acheteurs à présent et ils devraient continuer à miser sur les technologies de l’information et les hautes technologies», a expliqué Tetsuya Ishijima, analyste chef chez Okasan Securities.
L’offre du dollar s’est encore contractée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dépourvu d’activité en raison notamment de l’étroitesse de la demande en cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) a continué à orienter la tendance de cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à la faire fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà neuf mois jour par jour. Mais, compte tenu de la réticence des opérateurs à prendre de nouvelles initiatives à l’achat et à la vente de devises en dehors des besoins quotidiens courants du marché, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert tout près du haut...