Grâce aux moyens de détection actuels, une infirmité qui ruinait l’avenir de certains nouveau-nés, la luxation de la hanche, devient de plus en plus rare. Anomalie fréquente dans certaines régions géographiques, elle concerne deux à trois nouveau-nés sur mille. Elle constituait autrefois la raison d’une infirmité, cette démarche boitillante caractéristique qui handicapait sérieusement sa victime la vie durant. Fréquente dans certaines familles, elle est caractérisée par le déboitement de deux surfaces articulaires l’une par rapport à l’autre: la tête du fémur (l’os de la cuisse) n’est pas maintenue correctement par l’os iliaque du bassin). Aujourd’hui, grâce au dépistage précoce effectué durant la grossesse, un traitement très simple permet de corriger cette anomalie sans laisser de séquelles. Les facteurs prédisposants Outre le facteur héréditaire, du côté maternel, de cette anomalie, l’accouchement par le siège est considéré comme un facteur prédisposant. Il justifie donc des examens complémentaires. Si l’anomalie est constatée, il suffit de langer bébé de façon que ses jambes se maintiennent écartées afin de donner à la cavité de la hanche une forme convenable. Le fémur sera ainsi calé à sa place, dans la cavité osseuse en train de se consolider. Malheureusement, la luxation de la hanche n’est pas toujours dépistée immédiatement après la naissance. Elle peut l’être lors des examens habituels prévus dans les premiers mois. Dans certains cas, la pose d’un appareil orthopédique pour réduire la luxation pourrait être nécessaire. Dans d’autres, la mise en place d’une culotte d’abduction maintenant les jambes écartées est suffisante. La pose d’un plâtre, lorsque l’articulation est déjà luxée, ou un traitement orthopédique permettent d’assouplir la hanche mise en traction et de réduire la luxation. Pour s’assurer de l’efficacité du traitement, de nombreux contrôles échographiques ou autres sont indispensables. Avant l’apprentissage de la marche Le résultat de ces méthodes permet, dans la majorité des cas, un fonctionnement de la hanche normal afin que l’enfant puisse apprendre à marcher normalement. Mais tous les spécialistes, à l’unanimité, insistent sur la nécessité d’un dépistage précoce. À la naissance, en effet, la hanche n’est pas encore véritablement luxée. Elle est seulement instable du fait d’une anomalie osseuse héréditaire ou d’une mauvaise position intra-utérine. Non traitée dès les premiers mois, la luxation congénitale se traduit à l’âge adulte par une forte boiterie. Le seul traitement possible, alors, implique une prothèse de la hanche.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Grâce aux moyens de détection actuels, une infirmité qui ruinait l’avenir de certains nouveau-nés, la luxation de la hanche, devient de plus en plus rare. Anomalie fréquente dans certaines régions géographiques, elle concerne deux à trois nouveau-nés sur mille. Elle constituait autrefois la raison d’une infirmité, cette démarche boitillante caractéristique qui handicapait sérieusement sa victime la vie durant. Fréquente dans certaines familles, elle est caractérisée par le déboitement de deux surfaces articulaires l’une par rapport à l’autre: la tête du fémur (l’os de la cuisse) n’est pas maintenue correctement par l’os iliaque du bassin). Aujourd’hui, grâce au dépistage précoce effectué durant la grossesse, un traitement très simple permet de corriger cette anomalie sans laisser de séquelles. ...