Le 9e congrès du parti Baas a beau être d’une organisation exemplaire, il n’est pas exempt de la faille qui, cette fois, a frisé l’anecdote. Alors que les séances à huis clos étaient interdites aux journalistes qui n’avaient assisté qu’à la séance d’ouverture, l’envoyée spéciale de L’Orient-Le Jour a réussi par un miracle inexpliqué à entrer dans le saint des saints, samedi après-midi. En raison probablement d’une erreur de transmission, son badge était parvenu au barrage de l’armée à l’entrée du Palais des Congrès, jouxtant l’hôtel Ebla. L’officier en charge du barrage s’en saisit, pensant avoir affaire à une importante personnalité. Il interdit le passage aux autres journalistes et lui arrête une voiture. Notre collaboratrice arrivera ainsi à la porte du Palais des Congrès dans la limousine d’un important membre du conseil de commandement. En raison de cette prestigieuse compagnie, aucune question ne lui sera posée, personne ne lui interdira le passage. La voilà donc dans l’immense salon, échangeant salutations et politesses avec les membres du congrès. Certains s’interrogent sur sa présence, mais tous estiment qu’elle devait certainement avoir les autorisations nécessaires. Pour sa part, notre collaboratrice s’est bien rendu compte que quelque chose clochait, puisqu’il n’y avait aucun confrère dans la salle, mais elle était trop contente pour s’en aller. Lorsqu’elle voit Bachar el-Assad passer tout près d’elle, encadré par deux hommes seulement, elle se précipite pour lui parler… et se prend les pieds dans sa longue jupe. C’est alors que le service de l’ordre l’interpelle. Les questions se mettent à pleuvoir et chaque officier la renvoie à son supérieur, tous refusant de croire à une simple coïncidence. L’affaire prend des allures burlesques et après de longues discussions, elle est invitée sans ménagement à s’en aller, contrainte à faire 5 kilomètres à pied par plus de 30 degrés…
Le 9e congrès du parti Baas a beau être d’une organisation exemplaire, il n’est pas exempt de la faille qui, cette fois, a frisé l’anecdote. Alors que les séances à huis clos étaient interdites aux journalistes qui n’avaient assisté qu’à la séance d’ouverture, l’envoyée spéciale de L’Orient-Le Jour a réussi par un miracle inexpliqué à entrer dans le saint des saints, samedi après-midi. En raison probablement d’une erreur de transmission, son badge était parvenu au barrage de l’armée à l’entrée du Palais des Congrès, jouxtant l’hôtel Ebla. L’officier en charge du barrage s’en saisit, pensant avoir affaire à une importante personnalité. Il interdit le passage aux autres journalistes et lui arrête une voiture. Notre collaboratrice arrivera ainsi à la porte du Palais des Congrès dans...
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