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Actualités - Chronologie

Etats-Unis Les responsables de la Fed divergent sur l'inflation

Alors que la réunion des Banques centrales américaines est prévue dans moins de deux semaines, les perspectives sur les taux d’intérêt restent incertaines après les propos contradictoires tenus par plusieurs responsables de la Réserve fédérale. Trois présidents de Banques fédérales de réserve ont exprimé trois opinions divergentes sur l’inflation, lors de discours et dans un entretien. Lors d’une conférence organisée par la Banque nationale d’Autriche, à Vienne, Alfred Broaddus, le président de la Banque fédérale de réserve de Richmond, a estimé qu’il était évident que les taux d’intérêt américains devaient encore augmenter en dépit des signes qui se font jour d’un ralentissement de l’activité économique aux États-Unis. «Afin de prévenir la réémergence de tensions inflationnistes et de soutenir ainsi la croissance, la politique monétaire américaine doit permettre aux taux à court terme de monter», a souligné Broaddus. Il a noté que les statistiques sur les prix de l’énergie au cours des derniers mois pourraient avoir donné une fausse impression du ralentissement économique. À l’inverse, son collègue de la Banque fédérale de réserve de Kansas City, Thomas Hoenig, a déclaré qu’il s’attendait à ce que l’économie ralentisse à un rythme soutenable au troisième trimestre de cette année et que la Fed devait agir prudemment puisque les taux d’intérêt sont déjà élevés. Interrogé pour savoir si une telle évolution conduirait la Fed à réviser son actuelle politique de hausse des taux, Hoenig a répondu: «C’est toujours très difficile de se prononcer. Mais quand le rythme est de 4,75 % alors que le taux des fonds fédéraux est à 6,50 %, les risques sont différents, probablement moindres que plus élevés. C’est moins risqué de remonter.» De son côté, le président de la Banque fédérale de réserve de Chicago, Michael Moskow, a estimé qu’il existait encore un risque inflationniste sans toutefois aller aussi loin qu’Alfred Broaddus, qui suggère que de nouveaux relèvements de taux sont nécessaires. «Nos prévisions confirment que nous sommes toujours dans une situation où la demande dépasse l’offre potentielle dans l’économie», a-t-il dit lors d’un colloque sur l’économie à Grand Rapids (Michigan). Le Comité de politique monétaire de la réserve fédérale se réunira les 27 et 28 juin après avoir majoré les taux six fois l’année dernière pour enrayer l’inflation provoquée par une situation économique très favorable. Le mois dernier, il les a encore augmentés d’un demi-point, sa mesure la plus rigoureuse depuis cinq ans. Mais, cette fois-ci, les analystes pensent que la Fed n’entreprendra rien, les indicateurs économiques montrant que ses efforts pour réduire l’inflation ont été efficaces et que l’économie ralentit par rapport au rythme effréné enregistré précédemment. Alfred Broaddus dispose du droit de vote au sein de la Fed, tandis que Hoenig et Moskow l’auront l’année prochaine.
Alors que la réunion des Banques centrales américaines est prévue dans moins de deux semaines, les perspectives sur les taux d’intérêt restent incertaines après les propos contradictoires tenus par plusieurs responsables de la Réserve fédérale. Trois présidents de Banques fédérales de réserve ont exprimé trois opinions divergentes sur l’inflation, lors de discours et dans un entretien. Lors d’une conférence organisée par la Banque nationale d’Autriche, à Vienne, Alfred Broaddus, le président de la Banque fédérale de réserve de Richmond, a estimé qu’il était évident que les taux d’intérêt américains devaient encore augmenter en dépit des signes qui se font jour d’un ralentissement de l’activité économique aux États-Unis. «Afin de prévenir la réémergence de tensions inflationnistes et de...