«En période de mondialisation, les droits de l’homme appellent à une justice mondiale», affirme le Rapport sur le développement humain 2000 qui préconise «d’élargir le modèle de responsabilité centré sur l’État, dont l’autonomie s’érode». Ce modèle doit s’étendre, selon le Pnud, «aux obligations des acteurs non publics» (multinationales, institutions de Bretton Woods, Organisation mondiale du commerce) et à celles «des États par-delà les frontières» (décisions sur les taux d’intérêt et ventes d’armes notamment). Selon le rapport, l’ordre mondial actuel souffre de trois déficits : de motivation (des délégués nationaux à défendre des intérêts mondiaux dans les négociations), de compétence (le droit international retient la responsabilité des États mais pas celle des entreprises) et de participation (les pays pauvres ne participent guère à la définition des règles économiques mondiales). L’information et les statistiques peuvent changer les choses : produire des données et des preuves pour «faire tomber les barrières de l’incrédulité et inciter le changement des politiques et des comportements». Il faut donc utiliser davantage d’indicateurs des droits de l’homme, en collectant et faisant connaître au public des données officielles récentes, en diversifiant les sources d’information et en renforçant les procédures, pour assurer le suivi des traités et «une surveillance indépendante des agissements des multinationales». «Un changement mondial d’attitude s’impose afin d’adopter une conception positive (par l’éducation, les médias et des alliances au sein de groupes de pression) et non punitive de la défense des droits de l’homme». En conséquence, les États doivent avoir trois priorités : en premier lieu promouvoir les libertés civile et politique pour que les pauvres puissent revendiquer leurs droits, avec un soutien accru des ONG. Ils doivent aussi mettre en place des processus permettant aux plus démunis de participer à la prise de décision, en matière de santé, de logement ou d’éducation par exemple et, bien sûr, investir dans tous ces domaines.
«En période de mondialisation, les droits de l’homme appellent à une justice mondiale», affirme le Rapport sur le développement humain 2000 qui préconise «d’élargir le modèle de responsabilité centré sur l’État, dont l’autonomie s’érode». Ce modèle doit s’étendre, selon le Pnud, «aux obligations des acteurs non publics» (multinationales, institutions de Bretton Woods, Organisation mondiale du commerce) et à celles «des États par-delà les frontières» (décisions sur les taux d’intérêt et ventes d’armes notamment). Selon le rapport, l’ordre mondial actuel souffre de trois déficits : de motivation (des délégués nationaux à défendre des intérêts mondiaux dans les négociations), de compétence (le droit international retient la responsabilité des États mais pas celle des entreprises) et...
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