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L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a appelé hier les responsables libanais à mettre fin aux poursuites judiciaires en cours contre l’avocat Mohammed Moghrabi, à qui il est reproché d’avoir diffamé des magistrats. Dans un message adressé notamment au chef de l’État Émile Lahoud, HRW relève que M. Moghrabi fait l’objet de poursuites pour avoir «exercé son droit à la liberté d’expression en menant campagne contre ce qu’il nomme “la crise d’intégrité” au sein des institutions libanaises, et plus particulièrement du corps judiciaire». «Il serait regrettable qu’il soit conduit à être emprisonné pour avoir évoqué publiquement des comportements irréguliers et préconisé une réforme du système judiciaire», poursuit l’organisation humanitaire basée à Washington. «Étant donné le rôle des juges dans la société, il est normal que des citoyens, en particulier des avocats et des militants des droits de l’homme, se montrent toujours vigilants dès lors qu’il s’agit d’intégrité et d’indépendance de la justice», souligne le message. «La réponse de l’État aux critiques contre des procédures publiques ou contre des officiels, y compris des juges, ne devrait pas passer par des poursuites et la perspective de l’emprisonnement. Des affirmations aussi sérieuses que celles avancées par M. Moghrabi devraient plutôt faire l’objet d’une enquête. C’est pourquoi, HRW demande que les poursuites engagées contre lui cessent. S’il est établi qu’il s’est rendu coupable de fausses accusations contre des individus, des remèdes légaux autres que des accusations pénales pourront être trouvés», conclut l’organisation. Lors d’une conférence de presse le 19 avril dernier, à l’origine des poursuites dont il fait l’objet, M. Moghrabi avait notamment affirmé que «toutes les plaintes et actions en justice mettant en cause l’intégrité de juges sont systématiquement rejetées et les plaignants condamnés à des amendes sévères». Il avait aussi critiqué l’Inspection judiciaire et réclamé une réforme au sein de cette instance et émis des accusations à l’encontre de cinq magistrats.
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a appelé hier les responsables libanais à mettre fin aux poursuites judiciaires en cours contre l’avocat Mohammed Moghrabi, à qui il est reproché d’avoir diffamé des magistrats. Dans un message adressé notamment au chef de l’État Émile Lahoud, HRW relève que M. Moghrabi fait l’objet de poursuites pour avoir «exercé son droit à la liberté d’expression en menant campagne contre ce qu’il nomme “la crise d’intégrité” au sein des institutions libanaises, et plus particulièrement du corps judiciaire». «Il serait regrettable qu’il soit conduit à être emprisonné pour avoir évoqué publiquement des comportements irréguliers et préconisé une réforme du système judiciaire», poursuit l’organisation humanitaire basée à...