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Actualités - Chronologie

Etats-Unis Défense antimissile : Clinton devant un choix difficile

Les juristes du gouvernement américain ont indiqué au président Bill Clinton qu’il pouvait lancer la première phase de son projet de défense antimissile (NMD) sans violer le traité russo-américain sur les armes antibalistiques ABM de 1972, a indiqué la Maison-Blanche. «Le traité ABM ne fournit pas de définition sur ce qui constituerait une violation de ce texte, et il était prudent d’examiner pour nous les interprétations (légales) possibles que l’on pourrait donner à ce traité», a expliqué un porte-parole de la Maison-Blanche, PJ Crowley, en confirmant des informations publiées à ce sujet par le New York Times. Il a rappelé que les États-Unis avaient toujours pour objectif de se doter d’un système national de défense antimissile, tout en respectant les dispositions du traité ABM. «Nous pensons que nous pouvons y parvenir tout en préservant le traité ABM», a-t-il dit. Il a affirmé que la Maison-Blanche n’avait pas déterminé quelle étape précise des travaux de construction d’un système NMD et notamment de son système radar, constituerait une violation du traité ABM. «Et nous n’avons pas besoin de décider cela pour l’instant», a-t-il ajouté, en rappelant que le projet prévoit une défense antimissile opérationnelle seulement à l’horizon 2005. L’avis des juristes, demandé par la Maison-Blanche, repose sur une interprétation unilatérale du traité ABM qui autoriserait différents stades de construction, selon des déclarations de responsables non identifiés cités par le New York Times. La Russie est opposée à toute étape du projet, mais l’interprétation des juristes permettrait au président Clinton d’annoncer sa poursuite tout en laissant l’administration issue de la prochaine élection présidentielle le soin de décider ou non de rompre le traité ABM (missiles antibalistiques), selon ces responsables. Le mandat de M. Clinton s’achèvera en janvier. Il a indiqué qu’il prendrait à la fin de l’été ou au début de l’automne sa décision sur le déploiement du bouclier antimissile, un programme au coût estimé à 60 milliards de dollars. La Russie s’oppose farouchement au projet NMD, affirmant qu’il viole le traité ABM. Les États-Unis insistent sur sa nécessité pour se protéger d’attaques éventuelles de pays jugés dangereux comme la Corée du Nord, l’Iran ou l’Irak, ou d’attaques accidentelles. Outre la Russie, la Chine et plusieurs pays européens sont opposés au projet américain qui risque, selon eux, de relancer une course aux armements dans le monde. L’interprétation des juristes, qui contourne la question de la légalité du bouclier face au traité ABM, pourrait permettre au président russe Vladimir Poutine d’éviter une crise diplomatique avec les États-Unis dès le début de son mandat, estime le New York Times. Vladimir Poutine a proposé un contre-projet Russie-Otan s’appuyant sur des missiles à courte ou moyenne portée chargés d’abattre des missiles intercontinentaux pendant leur première phase d’envol. Mais cette proposition a laissé jusqu’à présent Washington sceptique sur ses chances de viabilité.
Les juristes du gouvernement américain ont indiqué au président Bill Clinton qu’il pouvait lancer la première phase de son projet de défense antimissile (NMD) sans violer le traité russo-américain sur les armes antibalistiques ABM de 1972, a indiqué la Maison-Blanche. «Le traité ABM ne fournit pas de définition sur ce qui constituerait une violation de ce texte, et il était prudent d’examiner pour nous les interprétations (légales) possibles que l’on pourrait donner à ce traité», a expliqué un porte-parole de la Maison-Blanche, PJ Crowley, en confirmant des informations publiées à ce sujet par le New York Times. Il a rappelé que les États-Unis avaient toujours pour objectif de se doter d’un système national de défense antimissile, tout en respectant les dispositions du traité ABM. «Nous pensons que nous...