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Actualités - Conferences Et Seminaires

Les principaux acteurs du congrès

Le neuvième congrès du parti Baas au pouvoir en Syrie devrait connaître un renouvellement important de ses instances pour harmoniser le parti avec le futur secrétaire général, Bachar el-Assad. Le parti Baas («de la Résurrection») arabe socialiste compte deux «commandements nationaux» rivaux, l’un à Damas et l’autre à Bagdad. Mais dans les deux pays, la direction est assurée par un «commandement régional». Le congrès est celui du «commandement régional» syrien qui comptait à l’origine 21 membres. Quatre des membres seront absents au congrès : le président défunt Hafez el-Assad qui en était le secrétaire général, son frère Rifaat el-Assad, banni de la Syrie en 1995, Mahmoud al-Zohbi, ancien premier ministre qui s’est suicidé en mai après avoir été accusé de corruption, et Hekmat al-Chehabi, ancien chef d’État major qui est parti début juin aux États-Unis après des informations de presse, non confirmées officiellement, selon lesquelles il a été accusé de corruption. Outre l’élection du dauphin de la présidence syrienne au poste de secrétaire général, plusieurs autres personnes devraient faire leur entrée au commandement, des personnalités qui ont la confiance de Bachar. Ainsi Mohammad Moustapha Miro, le Premier ministre du gouvernement formé en mars dernier, devrait y être désigné, ainsi que Adnane Omrane, le nouveau ministre de l’Information sous lequel la Syrie semble s’ouvrir d’avantage à la presse étrangère. Mais Bachar devra aussi s’appuyer sur une partie des vétérans pour les dossiers sensibles, dont les négociations avec Israël et la sécurité. Farouk el-Chareh, ministre des Affaires étrangères qui avait la confiance de Hafez el-Assad pour suivre le dossier des négociations, devrait être admis au commandement régional du Baas. Il siège actuellement au comité central. Le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense et compagnon de la première heure de Hafez el-Assad, devrait lui conserver son siège au commandement. Les autres membres éminents du commandement régional sont actuellement Abdel Halim Khaddam, vice-président syrien qui assure l’intérim en attendant l’accession officielle de Bachar à la présidence, Zouheir Macharka, deuxième vice-président syrien, Abdallah al-Ahmar et Souleiman Qaddah, secrétaires généraux adjoints du parti. Dans les milieux politiques on évoque la possibilité d’une mutation de M. Khaddam au poste symbolique de secrétaire général du «commandement national», une instance qui regroupe des représentants des partis Baas présents dans les pays arabes et qui sont affiliés à celui qui est au pouvoir en Syrie. Le Baas n’a jamais mentionné l’importance de ses effectifs, mais on les estime à plus d’un million, une proportion importante de la population qui compte 17 millions. Près de 900 délégués assisteront au neuvième congrès le premier à se tenir depuis 1985 par le parti qui organise d’habitude cette rencontre tous les cinq ans. La convocation du neuvième congrès était un signe avant-coureur de la détérioration de l’état de santé d’Assad, son secrétaire général depuis 1970. Le Baas, qui prône notamment l’unification des pays arabes, a accédé au pouvoir en Syrie en 1963, par un coup d’État militaire.
Le neuvième congrès du parti Baas au pouvoir en Syrie devrait connaître un renouvellement important de ses instances pour harmoniser le parti avec le futur secrétaire général, Bachar el-Assad. Le parti Baas («de la Résurrection») arabe socialiste compte deux «commandements nationaux» rivaux, l’un à Damas et l’autre à Bagdad. Mais dans les deux pays, la direction est assurée par un «commandement régional». Le congrès est celui du «commandement régional» syrien qui comptait à l’origine 21 membres. Quatre des membres seront absents au congrès : le président défunt Hafez el-Assad qui en était le secrétaire général, son frère Rifaat el-Assad, banni de la Syrie en 1995, Mahmoud al-Zohbi, ancien premier ministre qui s’est suicidé en mai après avoir été accusé de corruption, et Hekmat al-Chehabi, ancien...