L'Europe tarde à s'ajuster au contexte de l'après-guerre froide
le 15 juin 2000 à 00h00
La lenteur du processus d’ajustement de l’Europe de la défense aux bouleversements géopolitiques fait peser une menace sur la stabilité régionale et mondiale, selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) publié hier. Les progrès réalisés depuis l’engagement pris par les pays signataires du Traité de Maastricht, en 1991, à promouvoir une politique de défense commune à l’Union européenne (UE) et, à terme, une défense commune, sont insuffisants, précise le SIPRI. «Depuis (1991), les décisions prises témoignent des ambitions de l’UE plus qu’elle ne leur donne de la substance», estime-t-il. Les conditions sont pourtant réunies, indique le rapport, notamment avec le rapprochement entre la Grande-Bretagne et l’UE, la réunification allemande ou encore l’interprétation moins systématique et moins stricte des pays non-alignés – Autriche, Finlande, Irlande et Suède – de leur politique de neutralité. Alors que de plus en plus de pays d’Europe de l’Est se bousculent à la porte de l’UE, l’ajustement de l’Union aux institutions européennes et transatlantiques de défense existantes (OSCE, Otan, Partenariat pour la Paix) comme la création d’une défense européenne commune apparaissent plus que jamais nécessaires. Supérieures en nombre à celles des États-Unis (2 millions d’hommes), les troupes européennes opèrent néanmoins sous le commandement de chacun des 15 pays membres et non sous commandement unique. Ce handicap est à l’origine des dysfonctionnements constatés par exemple dans la gestion de la crise des Balkans pour laquelle l’UE n’était parvenue à mobiliser 40 000 hommes qu’avec force difficultés, affirme le SIPRI. L’intervention des armées de l’Otan au Kosovo a révélé la distorsion persistante entre l’engagement important des États-Unis en termes de moyens financiers, logistiques et technologiques d’une part et les hésitations européennes d’autre part. Washington doit donc favoriser à la fois le développement d’une défense européenne commune et l’intégration des anciens satellites soviétiques aux structures politiques en vigueur, tout en veillant à ne pas «affaiblir» l’Otan, gage d’une action rapide et efficace dans les opérations de maintien ou de «restauration» de la paix, conclut le SIPRI.
La lenteur du processus d’ajustement de l’Europe de la défense aux bouleversements géopolitiques fait peser une menace sur la stabilité régionale et mondiale, selon le rapport annuel de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) publié hier. Les progrès réalisés depuis l’engagement pris par les pays signataires du Traité de Maastricht, en 1991, à promouvoir une politique de défense commune à l’Union européenne (UE) et, à terme, une défense commune, sont insuffisants, précise le SIPRI. «Depuis (1991), les décisions prises témoignent des ambitions de l’UE plus qu’elle ne leur donne de la substance», estime-t-il. Les conditions sont pourtant réunies, indique le rapport, notamment avec le rapprochement entre la Grande-Bretagne et l’UE, la réunification allemande ou encore...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.