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Actualités - Chronologie

Perquisition au domicile de trois personnalités réformatrices

Les domiciles de trois journalistes réformateurs, dont celui d’Akbar Ganji, actuellement en prison, ont été fouillés sur ordre du tribunal révolutionnaire, a annoncé hier le quotidien réformateur Bayan. Ces perquisitions ont eu lieu lundi, selon la même source. Le chef du troisième bureau du tribunal révolutionnaire en charge de ce dossier, Hassan Moghadas, a affirmé hier soir que ces perquisitions avaient été opérées «tout à fait légalement» et a assuré que «seuls des dossiers» avaient été emportés et «en aucun cas» des documents personnels. M. Ganji et Alireza Alavitabar – journalistes au quotidien suspendu Sobh-é-emrouz – et Ezatollah Sahabi, directeur du magazine Iran-e-farda, se voient reprocher par la justice d’avoir notamment participé, les 7 et 8 avril, à une conférence jugée «anti-islamique» sur l’Iran, à Berlin. «Cinq personnes sont venues et ont pris beaucoup de choses, comme des cassettes-vidéos, les billets pour Berlin, des disquettes de jeu et quelques Times magazines», a déclaré l’épouse de M. Ganji, citée par Bayan. «Quatre agents du tribunal révolutionnaire sont venus lundi au bureau de notre magazine et ont pris tous les carnets de téléphone, les disquettes, les disques durs et la totalité des lettres que nos lecteurs nous avaient envoyés», a déclaré de son côté M. Ahmed Alidjani, le rédacteur en chef du magazine Iran-é-Farda que dirige M. Sahabi. M. Ganji a été arrêté le 22 avril, pour avoir notamment fait des révélations sur les meurtres d’opposants et d’intellectuels iraniens, fin 1998, mettant en cause l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani. M. Moghadas a également indiqué que trois personnalités qui avaient participé à la conférence, Tchangis Pahlevan, Kazem Kardaveni – tous deux écrivains – et Hassan Youssefi Echkevari ne s’étaient «toujours pas présentées» au tribunal et considérées comme étant «en fuite». Le dossier de M. Echkevari, qui est hodjatoleslam, religieux chiite – et qui s’était rendu en France après la conférence –, a été transmis au tribunal religieux spécial, a précisé le responsable. Dans le cadre des auditions relatives à cette affaire, une des participantes à la conférence de Berlin, Mme Chahla Lahidji, a affirmé qu’elle avait été «bernée» par les organisateurs, une association affiliée aux Verts allemands. Ceux-ci lui avaient assuré que «400 intellectuels et chercheurs allemands» seraient présents à cette conférence, alors qu’il y avait essentiellement des opposants iraniens, a précisé M. Moghadas.
Les domiciles de trois journalistes réformateurs, dont celui d’Akbar Ganji, actuellement en prison, ont été fouillés sur ordre du tribunal révolutionnaire, a annoncé hier le quotidien réformateur Bayan. Ces perquisitions ont eu lieu lundi, selon la même source. Le chef du troisième bureau du tribunal révolutionnaire en charge de ce dossier, Hassan Moghadas, a affirmé hier soir que ces perquisitions avaient été opérées «tout à fait légalement» et a assuré que «seuls des dossiers» avaient été emportés et «en aucun cas» des documents personnels. M. Ganji et Alireza Alavitabar – journalistes au quotidien suspendu Sobh-é-emrouz – et Ezatollah Sahabi, directeur du magazine Iran-e-farda, se voient reprocher par la justice d’avoir notamment participé, les 7 et 8 avril, à une conférence jugée...