Le plus bel allié de Lance Armstrong durant ce mois de juillet sera certainement son extraordinaire confiance en lui, née de sa victoire dans le Tour de France en 1999. Après avoir calqué sa saison sur celle de l’an dernier, le coureur américain croit chaque jour davantage en lui. Même si cette année, l’épreuve semble nettement plus ouverte, avec la présence des deux vainqueurs précédents Jan Ullrich et Marco Pantani. «Quand on a gagné le Tour de France une fois, précise Armstrong, il est impossible d’y revenir en affirmant “je vais finir dans les cinq premiers”. Non, j’y vais pour gagner et si je n’y parviens pas, je serais très très déçu !» Le coureur texan sait depuis le dernier Critérium du Dauphiné-Libéré n’avoir rien perdu de sa force passée, il se jugeait même en meilleure condition au point de décider de ne pas en rajouter et de ne disputer aucune compétition d’ici au Tour de France. «J’ai appris en 1999 que l’organisme ne peut donner son maximum en permanence, qu’il faut, pour bien gérer les souffrances du Tour, savoir se ménager. L’an dernier, j’étais épuisé après le contre-la-montre de Metz et après l’étape de Sestrières et ensuite cela a été beaucoup mieux. C’est dire que j’avais bien préparé mon affaire». Comme l’an dernier, Lance Armstrong et ses équipiers ont reconnu méticuleusement les étapes clés du Tour de France, s’adonnant notamment à un stage itinérant de Draguignan à Morzine fin mai, en étant allés, plus tôt, reconnaître l’étape des Pyrénées. C’est ce jour-là, le 6 mai, qu’il a connu la plus belle frayeur de sa préparation, en chutant dans la descente du Soulor, sa tête heurtant violemment le sol. Une chute heureusement sans gravité mais il en aurait fallu nettement plus pour abattre cet homme revenu de l’enfer du cancer. La foi Sa victoire dans le Tour a été ressentie aux États-Unis comme la défaite de la maladie. Il est devenu une star, gérant un emploi du temps parfois démentiel durant tout l’hiver, en dépit de la naissance de son fils. «Tout cela est à la fois excitant et ennuyeux. Il m’arrive d’avoir des engagements que je n’ai pas envie d’honorer comme j’ai parfois de longues sorties d’entraînement que je n’ai pas envie de faire. Toutefois, si beaucoup de choses ont changé dans ma vie, je sais dire stop, ne faire que du vélo parce que la priorité reste le Tour de France. Finalement, ce qui a le plus changé est cette image de symbole qui est la mienne. Je me sens beaucoup plus un symbole pour ma lutte contre le cancer, pour les malades, ceux qui y ont survécu. Je me sens avant tout un membre de ce groupe-là, je ne suis pas représentatif du cyclisme», dit-il. «Mon opinion sur le sujet n’a pas un grand poids. Je représente juste ce que je suis. Les autres coureurs, les journalistes, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, ils n’y peuvent rien : ceux que j’ai touchés sont des millions. C’est mon histoire que je veux leur offrir». Surpuissant dans la seule vraie course par étapes qu’il ait disputée cette année, le Critérium du Dauphiné-Libéré, Lance Armstrong sait pouvoir compter sur une équipe renforcée par les venues de Cédric Vasseur, Viatcheslav Ekimov et le champion du Luxembourg, Benoöt Joachim. Il sait aussi être habité d’une foi inébranlable quand Jan Ullrich viendra le défier dans les contre-la-montre, quand Marco Pantani tentera de redevenir le roi de la montagne, quand Laurent Jalabert, jour après jour, essaiera de signer le plus beau Tour de sa carrière, quand Alex Zülle voudra démontrer que sa chute dans le passage du Goy en 1999 l’a privé de la première place, quand Frank Vandenbroucke essaiera de se reconstruire et quand Richard Virenque de faire mieux qu’au temps où le cyclisme faisait n’importe quoi. Cette foi ne sera pas de trop pour cet homme qui ne vit que par le Tour de France. Ullrich en forme pour le Tour de France Le vainqueur du Tour de France cycliste 1997, l’Allemand Jan Ullrich (Telekom) «est au mieux de sa forme et ira au départ (du Tour 2000) en parfaite santé», a déclaré le médecin de l’équipe, Lothar Heinrich, hier après un dernier test à Fribourg-en-Brisgau (sud-ouest). Ullrich, 26 ans, a passé environ une heure sur l’ergomètre de la clinique universitaire de Fribourg. «Nous sommes tous très satisfaits et Jan l’est également», a ajouté le docteur Heinrich. «Il a réalisé des performances comme au mieux de sa carrière», a ajouté le médecin, sans donner de détails sur les résultats des tests. Au mieux de sa carrière, Ullrich avait obtenu 500 watts sur l’ergomètre. Selon le médecin, le leader de l’équipe Telekom, qui a parcouru environ 22 000 km cette saison, «a encore des réserves et présente ainsi les meilleures conditions pour s’améliorer encore lors du Tour». «Jan ne doit pas avoir peur du Tour ni d’aucun des adversaires», a souligné le docteur Heinrich, présent sur la Grande Boucle depuis 1995. L’équipe Telekom part aujourd’hui à destination de la France où le Tour de France débutera samedi avec un contre-la-montre individuel de 16,5 km.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le plus bel allié de Lance Armstrong durant ce mois de juillet sera certainement son extraordinaire confiance en lui, née de sa victoire dans le Tour de France en 1999. Après avoir calqué sa saison sur celle de l’an dernier, le coureur américain croit chaque jour davantage en lui. Même si cette année, l’épreuve semble nettement plus ouverte, avec la présence des deux vainqueurs précédents Jan Ullrich et Marco Pantani. «Quand on a gagné le Tour de France une fois, précise Armstrong, il est impossible d’y revenir en affirmant “je vais finir dans les cinq premiers”. Non, j’y vais pour gagner et si je n’y parviens pas, je serais très très déçu !» Le coureur texan sait depuis le dernier Critérium du Dauphiné-Libéré n’avoir rien perdu de sa force passée, il se jugeait même en meilleure condition au...