Voilà quelques années déjà, qu’aux premiers rangs des stylistes surgissaient des noms tels que Martin Margiela, Dries van Noten, Olivier Theyskens. Des noms à consonance étrangère, dont on devinait l’origine belge. Les initiés savaient déjà que le stylisme est un art très apprécié dans ce pays où l’Académie des beaux-arts d’Anvers, qui correspond à la British Saint Martin School, est une pépinière de talents qui essaiment par la suite, sous des labels divers, la création mondiale. Parmi eux le jeune Bruxellois Olivier Theyskens, formé lui à l’école nationale supérieure des Arts visuels de Lacambre, n’est pas le moindre. À vingt-trois ans, il est déjà une référence. Sa fameuse robe «bouton d’or» étrennée par Madonna a fait le tour du monde et lui a valu une bourse de 25000 francs offerte par le groupe financier de luxe LVMH. En mars dernier, il a reçu le trophée du futur grand créateur aux Vénus de la mode... À l’affût de nouvelles techniques imaginatives, il expérimente de nouveaux mélanges de matières. Ses dernières collections mêlent le cuir à la soie, si ce n’est au velours, ou même la modeste popeline de coton. Son objectif? Des créations intemporelles, des formes hors du temps pour qu’elles soient libres de toute référence d’époques. Bernhard Willhelm est un autre «sang neuf» versé à la création-mode. Ses collections étonnent, intéressent, intriguent. Il crée pour la femme-enfant des jupes qui voltigent, à porter avec des chaussettes, des motifs qu’on accroche avec des épingles à nourrice. Maître des mélanges, il associe les imprimés à pois irréguliers aux carreaux écossais, le lamé or au mohair. Au Japon, il est déjà le styliste. Ailleurs aussi... Patrick van Ommeslaegh est un autre jeune créateur belge qui grandit, à Paris. Partisan farouche de la monochromie, il voit l’hiver en noir, l’été en rouge. On verra après pour les autres... Très influencé par le Japon et son esthétique, son idéal féminin est un être au naturel, dans une robe faite entièrement de cheveux ou de cocons de laine. De longues capes en cuir, enrobant le corps ou alors des robes que les manches prolongent en robe longue. En trois collections, il a déjà séduit une chaîne de boutiques très huppées, à Paris, et «Purple», une chaîne équivalente au Japon...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voilà quelques années déjà, qu’aux premiers rangs des stylistes surgissaient des noms tels que Martin Margiela, Dries van Noten, Olivier Theyskens. Des noms à consonance étrangère, dont on devinait l’origine belge. Les initiés savaient déjà que le stylisme est un art très apprécié dans ce pays où l’Académie des beaux-arts d’Anvers, qui correspond à la British Saint Martin School, est une pépinière de talents qui essaiment par la suite, sous des labels divers, la création mondiale. Parmi eux le jeune Bruxellois Olivier Theyskens, formé lui à l’école nationale supérieure des Arts visuels de Lacambre, n’est pas le moindre. À vingt-trois ans, il est déjà une référence. Sa fameuse robe «bouton d’or» étrennée par Madonna a fait le tour du monde et lui a valu une bourse de 25000 francs offerte par...