Appel d'Amnesty à la libération des prisonniers politiques
le 28 juin 2000 à 00h00
Amnesty International a appelé hier la nouvelle direction en Syrie à libérer les quelque 1 500 prisonniers politiques ou à les juger à nouveau de manière équitable et réformer son système pénitentiaire. L’organisation, basée à Londres, demande à Bachar el-Assad, dont la consécration à la présidence doit avoir lieu le 10 juillet, de «mettre les droits de l’homme sur son agenda en relâchant les prisonniers politiques, à moins de les juger à nouveau équitablement et de procéder à une réforme judiciaire et législative». «À l’occasion du 20e anniversaire du massacre de centaines de détenus dans la prison de Palmyre, nous appelons le gouvernement syrien à se consacrer à bâtir un État de droit et à respecter les droits de l’homme», souligne le texte. Selon cette organisation, 500 à 1 000 prisonniers avaient été tués le 27 juin 1980 dans leurs cellules après une tentative d’assassinat contre le président Hafez el-Assad. Amnesty considère qu’une «importance prioritaire devrait être accordée au problème des prisonniers politiques». «Des milliers de détenus ont “disparu”, soit que leurs familles ignorent où ils se trouvent soit qu’ils aient été exécutés hors du système judiciaire, et 1 500 seraient toujours détenus, la plupart dans le secret sans pouvoir contacter leurs familles», ajoute Amnesty. «Il est temps que la Syrie mette fin à ce système de désespoir», souligne l’organisation internationale, qui lance un «appel urgent» au nouvel homme fort syrien pour «réexaminer en détail le cas de chaque détenu pour des raisons politiques ou de sécurité». L’organisation demande également à Damas de «relâcher, après tant d’années, tous les prisonniers de conscience et ceux qui ont été détenus durant des années sans jugement, à moins de procéder à un nouveau jugement public équitable conforme aux critères internationaux avec tous les droits à la défense». L’organisation internationale rappelle en outre avoir fourni en 1997 des listes nominales de 661 détenus politiques aux autorités syriennes, qui n’étaient «malheureusement pas prêtes alors à en discuter». «Nous sommes prêts à revenir à n’importe quel moment pour examiner chaque cas sur une base individuelle», ajoute Amnesty.
Amnesty International a appelé hier la nouvelle direction en Syrie à libérer les quelque 1 500 prisonniers politiques ou à les juger à nouveau de manière équitable et réformer son système pénitentiaire. L’organisation, basée à Londres, demande à Bachar el-Assad, dont la consécration à la présidence doit avoir lieu le 10 juillet, de «mettre les droits de l’homme sur son agenda en relâchant les prisonniers politiques, à moins de les juger à nouveau équitablement et de procéder à une réforme judiciaire et législative». «À l’occasion du 20e anniversaire du massacre de centaines de détenus dans la prison de Palmyre, nous appelons le gouvernement syrien à se consacrer à bâtir un État de droit et à respecter les droits de l’homme», souligne le texte. Selon cette organisation, 500 à 1 000 prisonniers...
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