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Actualités - Chronologie

Raz de marée orange sur les Pays-Bas

Les célèbres digues des Pays-Bas n’ont pas craqué, pourtant le pays est submergé par un raz de marée orange que rien ne semble pouvoir arrêter, alors les footballeurs néerlandais s’apprêtent à rencontrer l’Italie en demi-finale de l’Euro2000, demain à Amsterdam. Partout dans les bars, les restaurants, les gares, les hôtels et les pages des journaux, la couleur orange est présente, envahissante. Toutes les infrastructures sont peintes à la couleur devenue emblème du pays. Les coiffes, les chiens, les plâtres chirurgicaux, même les robes de mariées sont empreints de ce lien qui unit tout un pays derrière sa sélection nationale. Si les Pays-Bas devaient battre les Italiens jeudi dans leur antre de l’ArenA pour disputer la finale à Rotterdam, tous les rabat-joie néerlandais qui ne seraient pas aux couleurs nationales se sentiraient alors comme les intrus de la grande fête. Les 16 millions d’habitants, dont une grande partie de passionnés de football, se sont mis un point d’honneur à effacer toute autre couleur sur les 32 592 m du territoire. Après la victoire (6-1) face à la Yougoslavie en quarts de finale, les supporteurs se sont jetés avec un plaisir évident dans la fontaine de la Hofplein à Rotterdam, où l’eau était orange, naturellement. Un café a orné sa façade d’un «Hup Holland» (Allez les Pays-Bas) en lettres noires sur fond orange. Les célébrations qui ont suivi cette qualification dans le plus grand port du monde ont réuni tout ce qui pouvait se faire d’exubérance spontanée, avec musique techno et hauts parleurs orange. «Ovatie voor Oranje» (“Ovation Orange”) barrait la Une des pages sportives du journal local du soir Algemeen Dagblad, avec une photo des joueurs qui jubilaient après l’un des six buts du match contre la Yougoslavie. Même les journaux se sont mis à la couleur nationale avec de nombreuses pages de publicité qui suivent l’humeur du moment. Les hommes d’affaires, habituellement coincés dans leur costume, osent porter une touche de cette couleur si voyante. Les toutous à leur mémère ont également droit à leur petit brushing orange, tout comme leurs amis chats, hamsters et autres canaris. Le rêve des spécialistes du merchandising est évidemment de voir Patrick Kluivert, Dennis Bergkamp et consorts poursuivre l’aventure jusqu’à dimanche. «L’orange est partout», a confirmé à l’AFP lundi le chargé de presse du comité d’organisation de Rotterdam, Jan van Vliet, «les autres couleurs n’ont aucune chance». Heureusement pour l’équipe nationale, elle ne trahira pas ses couleurs en jouant avec ses maillots de réserve contre l’Italie ni d’ailleurs pour l’éventuelle finale, face à la France ou le Portugal, et pourra arborer fièrement son maillot orange, identité de toute une nation.
Les célèbres digues des Pays-Bas n’ont pas craqué, pourtant le pays est submergé par un raz de marée orange que rien ne semble pouvoir arrêter, alors les footballeurs néerlandais s’apprêtent à rencontrer l’Italie en demi-finale de l’Euro2000, demain à Amsterdam. Partout dans les bars, les restaurants, les gares, les hôtels et les pages des journaux, la couleur orange est présente, envahissante. Toutes les infrastructures sont peintes à la couleur devenue emblème du pays. Les coiffes, les chiens, les plâtres chirurgicaux, même les robes de mariées sont empreints de ce lien qui unit tout un pays derrière sa sélection nationale. Si les Pays-Bas devaient battre les Italiens jeudi dans leur antre de l’ArenA pour disputer la finale à Rotterdam, tous les rabat-joie néerlandais qui ne seraient pas aux couleurs...