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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Dopage L'arsenal de la dissuasion

«Le Tour de France 2000 sera la compétition la plus en pointe dans la lutte antidopage», estime son directeur Jean-Marie Leblanc, rasséréné par l’annonce de la détection a posteriori de l’EPO sur cette épreuve cycliste, deux ans après le scandale Festina. «L’arsenal de dissuasion est le plus avancé que l’on puisse avoir», confirme le président de la Fédération française de cyclisme (FFC) Daniel Baal, qui s’est investi dans cette croisade. Mais il ajoute aussitôt : «En fonction des techniques et des éléments actuels». La méthode française de détection de l’EPO exogène dans les urines, appliquée pendant le Tour (avec éventuelles sanctions ultérieures), représente le point le plus spectaculaire de la panoplie. Mais le dispositif prévoit d’autres éléments. Avant de prendre le départ du Tour, le 1er juillet au Futuroscope, un coureur doit satisfaire au volet de l’examen réalisé dans le cadre du suivi médical longitudinal. Comme dans les deux autres grands tours nationaux (Italie, Espagne), il doit subir également un contrôle sanguin, effectué le matin de la première étape, pour vérifier l’hématocrite. Livret médical Sur le Tour d’Italie, à la mi-mai, ce test avait éliminé le Russe Evgueni Berzin, forcé d’arrêter la compétition pour une durée minimale de quinze jours. «Ce test a été demandé l’an dernier par le Tour de France et étendu aux trois grands tours qui le prennent en charge financièrement», a déjà souligné Jean-Marie Leblanc. Pendant la course, contrôles urinaires et contrôles sanguins se superposent. Les premiers, qui sont pratiqués sur les courses cyclistes depuis les années 1960, s’annoncent cette fois plus dissuasifs. Pour la première fois, la prise d’EPO (erythropoïétine), le produit incriminé lors des récentes affaires, peut être détectée et, par conséquent, sanctionnée. Les corticoïdes (interdits sauf en cas de justification thérapeutique), déjà traqués l’an dernier, doivent être pourchassés également de façon plus efficace. Chaque coureur dispose désormais d’un livret médical afin de vérifier, si nécessaire, l’éventuel abus de prescriptions de ce type de produits. Étendre la menace Pour étendre la menace sur un maximum de coureurs, des contrôles supplémentaires peuvent être effectués à la fin des étapes. Chaque jour, conformément au règlement de l’Union cycliste internationale (UCI), quatre coureurs (le vainqueur de l’étape, le premier du classement général et deux tirés au sort) passent par la caravane de «M. Pipi», selon le terme du peloton. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a prévu d’en augmenter le nombre, en accord avec l’UCI. Les contrôles sanguins, pratiqués le matin avant le départ des étapes, sont toutefois maintenus. «C’est une mesure qui facilite la recherche prospective», explique Daniel Baal en évoquant l’hémoglobine recombinante et les PFC (perfluorocarbones), deux produits appartenant à la catégorie des substituts sanguins. Au total, les mailles du filet se sont singulièrement resserrées par rapport aux années passées. Mais nul ne peut se risquer à promettre la disparition du dopage. Dans l’immédiat, compte tenu des habitudes anciennes, et surtout à moyen terme, avec les découvertes scientifiques en matière de génétique qui pourraient déboucher sur une forme totalement nouvelle de dopage dans le sport. «On a réglé un problème», souligne à ce sujet Daniel Baal. «Mais ce n’est qu’un des aspects de la lutte antidopage. Actuellement, nous luttons contre des substances. Mais il faut déjà se préparer à d’autres méthodes».
«Le Tour de France 2000 sera la compétition la plus en pointe dans la lutte antidopage», estime son directeur Jean-Marie Leblanc, rasséréné par l’annonce de la détection a posteriori de l’EPO sur cette épreuve cycliste, deux ans après le scandale Festina. «L’arsenal de dissuasion est le plus avancé que l’on puisse avoir», confirme le président de la Fédération française de cyclisme (FFC) Daniel Baal, qui s’est investi dans cette croisade. Mais il ajoute aussitôt : «En fonction des techniques et des éléments actuels». La méthode française de détection de l’EPO exogène dans les urines, appliquée pendant le Tour (avec éventuelles sanctions ultérieures), représente le point le plus spectaculaire de la panoplie. Mais le dispositif prévoit d’autres éléments. Avant de prendre le départ du Tour, le...