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Actualités - Chronologie

La grande misère des trans

Des milliers de Chinois souhaitent changer de sexe mais seule une minorité d’entre eux, défiant les préjugés, parvient à subir une opération chirurgicale, les autres recourant à des médecins non qualifiés, voire à l’automutilation, révèle un journal reçu lundi à Pékin. «Ceux qui veulent changer de sexe ne sont plus traités comme des voyous ou des gens à jeter en prison, mais ils restent en général considérés comme des malades», observe le quotidien Yangcheng Wanbao, dans un dossier exceptionnel consacré à la transsexualité. Selon le journal de Canton (sud) daté de dimanche, au moins 10 000 Chinois souhaiteraient pouvoir être opérés. Dans les grandes villes de Chine, plusieurs hôpitaux effectuent l’opération, mais peu sont qualifiés pour le faire. Le journal a pris l’exemple de Zhang Feng, une femme qui a subi une ablation des seins et de l’appareil génital dans un hôpital du nord de la Chine. «Les médecins ont été incapables de lui implanter des organes masculins. Elle reste ni homme ni femme», a rapporté le quotidien. Autre cas, celui de Qin Huiyin, un jeune diplômé de l’université Fudan de Shanghaï. Le jeune homme, «qui avait ses organes masculins en horreur», selon le journal, a procédé lui-même à leur ablation, après quoi son employeur l’a licencié pour «erreur grave et immoralité». Qin Huiyin a finalement été «sauvé» par le Dr He Qinglian, un spécialiste de chirurgie plastique, «qui lui a donné un vrai corps de femme». Interrogé par le journal, le Dr He a expliqué que beaucoup de tentatives de suicides, dont certaines se sont soldées par la mort de leur auteur, étaient le fait de gens qui cherchent à changer de sexe, mais n’osent pas s’adresser à la médecine ou sont refoulés par les hôpitaux.
Des milliers de Chinois souhaitent changer de sexe mais seule une minorité d’entre eux, défiant les préjugés, parvient à subir une opération chirurgicale, les autres recourant à des médecins non qualifiés, voire à l’automutilation, révèle un journal reçu lundi à Pékin. «Ceux qui veulent changer de sexe ne sont plus traités comme des voyous ou des gens à jeter en prison, mais ils restent en général considérés comme des malades», observe le quotidien Yangcheng Wanbao, dans un dossier exceptionnel consacré à la transsexualité. Selon le journal de Canton (sud) daté de dimanche, au moins 10 000 Chinois souhaiteraient pouvoir être opérés. Dans les grandes villes de Chine, plusieurs hôpitaux effectuent l’opération, mais peu sont qualifiés pour le faire. Le journal a pris l’exemple de Zhang Feng, une...