Barak se dit prêt à négocier, mais refuse toute concession
le 26 juin 2000 à 00h00
Le Premier ministre israélien Ehud Barak a affirmé hier que son pays était prêt à reprendre les négociations avec la Syrie, mais refusait de céder sur la question du lac de Tibériade. «Israël est ouvert à des négociations» avec la Syrie, a affirmé M. Barak lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, selon un communiqué de la présidence du Conseil. Mais le Premier ministre a souligné, selon ce texte, qu’il n’y avait «aucun changement dans la position d’Israël», qui veut garder sous sa souveraineté la rive nord-est du lac de Tibériade, son principal réservoir d’eau. Il s’agit de la première réponse de M. Barak aux responsables syriens qui se disent prêts, depuis la mort du président Hafez el-Assad, le 10 juin, à reprendre les négociations à condition qu’Israël s’engage à un retrait du plateau du Golan jusqu’aux lignes du 4 juin 1967. Le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh est allé jusqu’à souhaiter, dans une interview à CNN, une relance des efforts américains pour la reprise des négociations gelées depuis janvier. Un proche de M. Barak, le ministre auprès la présidence du Conseil Haïm Ramon, a espéré une reprise, «dans les prochains mois», des négociations avec la Syrie, dans une déclaration dimanche à la radio militaire. «J’estime qu’il est possible de reprendre, peut-être pas dans les prochaines semaines mais dans les prochains mois, les négociations avec la Syrie grâce à la politique d’ouverture que pourrait mener le président désigné Bachar el-Assad», a-t-il dit. «La balle est dans le camp syrien, ce qui est en jeu ce n’est pas seulement la question territoriale, ce sont aussi les arrangements de sécurité et le processus de normalisation entre les deux pays», a ajouté M. Ramon. Le ministre de la Justice, Yossi Beilin, cité par la presse, a pour sa part suggéré «de prendre pour base» la proposition de compromis présentée ces derniers mois par le journaliste britannique Patrick Seal, proche du régime syrien, à propos de la rive nord-est du lac de Tibériade. La Syrie exige un retrait israélien sur la ligne qui prévalait avant la guerre de juin 1967, c’est-à-dire du plateau du Golan ainsi que de cette rive du lac.
Le Premier ministre israélien Ehud Barak a affirmé hier que son pays était prêt à reprendre les négociations avec la Syrie, mais refusait de céder sur la question du lac de Tibériade. «Israël est ouvert à des négociations» avec la Syrie, a affirmé M. Barak lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, selon un communiqué de la présidence du Conseil. Mais le Premier ministre a souligné, selon ce texte, qu’il n’y avait «aucun changement dans la position d’Israël», qui veut garder sous sa souveraineté la rive nord-est du lac de Tibériade, son principal réservoir d’eau. Il s’agit de la première réponse de M. Barak aux responsables syriens qui se disent prêts, depuis la mort du président Hafez el-Assad, le 10 juin, à reprendre les négociations à condition qu’Israël s’engage à un retrait du...
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