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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Tour de France Jalabert sûr de gagner

Jamais depuis sa première participation en 1991, Laurent Jalabert n’a abordé le Tour de France cycliste avec une telle assurance. L’ancien chasseur d’étapes qui n’avait pour objectif que le maillot vert du classement par points, conquis à deux reprises en 1992 et 1995, s’est mué en favori pour la victoire finale. Au prix d’un travail énorme, d’une préparation savamment réfléchie et de deux révélations. Par le passé, en dépit des moyens mis en œuvre, jamais la formation Once n’a trouvé la bonne formule pour remporter le Tour de France. Mise sous l’éteignoir par Miguel Indurain pendant toute la moitié de la dernière décennie, dominée ensuite par des coureurs ayant en tête le seul rendez-vous de juillet, l’équipe espagnole a fait le bilan de tous ses ratages passés pour la mise au point d’une méthode qu’elle croit infaillible. «Depuis le Tour d’Italie 1999, nous savons que Laurent a les moyens de gagner le Tour de France», s’enthousiasme Manolo Saiz, son bouillant directeur sportif. «Ce fut le Giro le plus montagneux de ces 20 dernières années et malgré l’acharnement quotidien de Marco Pantani à le faire sauter, il a pris la quatrième place, après avoir porté le maillot rose. S’il a franchi avec les meilleurs les cols des Dolomites, nous ne voyons pas pourquoi il ne serait pas capable d’en faire autant dans les Alpes. Je pense qu’il va obtenir, en juillet, son meilleur résultat dans cette épreuve. En 1995, il avait pris la quatrième place après s’être beaucoup dépensé pour le maillot vert. Cette fois, il ne va penser qu’au classement général». Après une première partie de saison bien chargée (six victoires dont le Tour Méditerranéen et la Semaine Catalane), ce qui le différencie de tous ses concurrents directs, Laurent Jalabert a observé une coupure totale de huit jours en raison de sa chute dans l’Amstel Gold Race et de la contracture dorsale le contraignant à l’abandon dans le Tour de Romandie. Puiser dans l’expérience de Armstrong «Ensuite, j’ai bien travaillé, notamment dans les Alpes en compagnie de mes équipiers Abraham Olano, Miguel-Angel Pena et du jeune Carlos Sastre. Sans jamais nous mettre dans le rouge mais sans jamais traîner non plus», explique le Français. «Les années passées, j’ai sans doute trop donné dans les courses du mois de juin et je l’ai toujours payé. Alors cette année, nous sommes délibérément restés tranquilles et je suis sûr de faire un bon Tour de France. Terminer entre la cinquième et la dixième place ce serait bien. Le podium, magnifique. La victoire...». Laurent Jalabert ne termine pas sa phrase mais son silence est éloquent. Outre le Tour d’Italie qui l’a conforté dans l’idée qu’il était devenu, à 31 ans, un coureur de grand tour, il voit dans l’expérience de Lance Armstrong, une autre source d’espoir. En fait, la seule source de crainte pour l’ancien numéro un mondial est son retour dans une épreuve qu’il avait fuie en 1998 au plus fort de la crise ayant failli emporter le cyclisme. «Je m’attends évidemment à une grosse pression. De la part des médias qui ne vont cesser de me rappeler cette période, de la part du public aussi. Mais je compte sur ce dernier pour m’aider. Pour moi, ce Tour de France 1998 est loin derrière. Je ne veux penser qu’à demain». Pour cela, Laurent Jalabert peut s’appuyer sur ses échecs passés. Sur sa chute de 1994 à Armentières et ce qui fut, dit-il, son Tour le plus long. Sur son abandon en 1996 à Val d’Isère. Sur son calvaire du Tour 1997 dont il est fier parce qu’il a été plus fort que «la petite voix qui me disait de descendre». Sur son retrait en 1998 qui semblait déboucher sur un divorce définitif avec la France. Sur son absence en 1999 où il a mesuré, devant son écran de télévision, l’importance du Tour. Tous ces souvenirs le rendront plus fort dans quelques jours.
Jamais depuis sa première participation en 1991, Laurent Jalabert n’a abordé le Tour de France cycliste avec une telle assurance. L’ancien chasseur d’étapes qui n’avait pour objectif que le maillot vert du classement par points, conquis à deux reprises en 1992 et 1995, s’est mué en favori pour la victoire finale. Au prix d’un travail énorme, d’une préparation savamment réfléchie et de deux révélations. Par le passé, en dépit des moyens mis en œuvre, jamais la formation Once n’a trouvé la bonne formule pour remporter le Tour de France. Mise sous l’éteignoir par Miguel Indurain pendant toute la moitié de la dernière décennie, dominée ensuite par des coureurs ayant en tête le seul rendez-vous de juillet, l’équipe espagnole a fait le bilan de tous ses ratages passés pour la mise au point d’une...