Les dirigeants du Proche-Orient saluent la mémoire du défunt
le 11 juin 2000 à 00h00
Les dirigeants du Proche-Orient ont salué la mémoire du président syrien Hafez el-Assad avec lequel la plupart entretenait pourtant des relations délicates. La radio officielle en Irak, gouverné par une branche du parti Baas rivale de celle au pouvoir en Syrie, a annoncé la nouvelle sans aucun commentaire. Les relations entre les deux pays sont rompues depuis 1980. La Syrie avait pris parti pour Téhéran lors de la guerre Irak-Iran (1980-1988) et participé à la coalition internationale qui avait chassé les troupes irakiennes du Koweït en février 1991. Le roi Abdallah II de Jordanie, dont le père Hussein avait été l’un des adversaires de toujours du président syrien, s’est entretenu hier soir au téléphone avec son fils Bachar el-Assad et lui a présenté ses «sincères condoléances». Il a fait l’éloge «de la sagesse, du courage et de l’expérience politique» du défunt, qu’il avait été un des derniers chefs d’État à rencontrer, lors d’une visite à Damas, le 21 mai. Le palais royal jordanien a en outre annoncé un deuil de 40 jours et le gouvernement de trois jours. L’Arabie séoudite, chef de file des monarchies arabes du Golfe et principal bailleur de fonds de Damas, s’est engagée samedi à apporter son soutien au successeur du président syrien décédé. Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé pour sa part qu’il implorait Dieu pour «que la Syrie soit préservée de tout mal, dans le cadre d’une unité nationale globale» après le décès «du héros» Hafez el-Assad. La télévision égyptienne a interrompu ses émissions hier après-midi pour annoncer le décès et diffuser le programme de la télévision syrienne. Au Caire, la Ligue arabe a exprimé sa «profonde tristesse et son immense regret pour la mort du combattant» et «héros de la guerre et de la paix» Hafez el-Assad, dans un message de condoléances adressé au peuple syrien par le secrétaire général de la Ligue, Esmat Abdel Méguid.
Les dirigeants du Proche-Orient ont salué la mémoire du président syrien Hafez el-Assad avec lequel la plupart entretenait pourtant des relations délicates. La radio officielle en Irak, gouverné par une branche du parti Baas rivale de celle au pouvoir en Syrie, a annoncé la nouvelle sans aucun commentaire. Les relations entre les deux pays sont rompues depuis 1980. La Syrie avait pris parti pour Téhéran lors de la guerre Irak-Iran (1980-1988) et participé à la coalition internationale qui avait chassé les troupes irakiennes du Koweït en février 1991. Le roi Abdallah II de Jordanie, dont le père Hussein avait été l’un des adversaires de toujours du président syrien, s’est entretenu hier soir au téléphone avec son fils Bachar el-Assad et lui a présenté ses «sincères condoléances». Il a fait l’éloge «de la...
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