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Actualités - Chronologie

Tournée décisive d'Hubert Védrine au Proche-Orient

Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui effectue dimanche et lundi une tournée en Israël, au Liban et en Syrie, est attendu à Beyrouth dimanche à 19h00 à bord d’un avion spécial en provenance d’Israël. M. Védrine rencontrera à 19h30 à Baabda le président de la République Émile Lahoud et le chef du gouvernement Sélim Hoss. Le lendemain, il se rendra en matinée à Damas. À Paris, où le voyage de M. Védrine a été officiellement confirmé hier, on indique que le chef de la diplomatie française vient au Proche-Orient pour obtenir des engagements précis des parties devant déterminer la position définitive de la France sur l’envoi de Casques bleus supplémentaires. Ce déplacement impromptu intervient à quelques semaines seulement d’une réunion cruciale du Conseil de sécurité de l’Onu qui devra se prononcer sur le renouvellement et une éventuelle modification du mandat de la Finul, qui expire fin juillet. La décision de la France concernant sa future participation est considérée comme déterminante pour l’attitude des autres pays candidats ou sollicités à participer à une Finul-bis. «Nous appelons solennellement les divers protagonistes à préciser leurs intentions. Ce sera un élément de notre décision finale», a déclaré M. Védrine avant son départ dans la région. «Nos conditions sont logiques et sans sous-entendus. Quels que soient nos liens historiques avec le Liban et notre engagement constant pour la paix au Proche-Orient, ni le président ni le Premier ministre ne sont prêts à envoyer des forces françaises dans une situation qui pourrait devenir incontrôlable et sans mission bien définie», a déclaré le ministre dans la dernière livraison de l’hebdomadaire Nouvel Observateur. Après le départ le 24 mai des soldats israéliens du Liban-Sud, Paris a posé comme préalable à l’envoi de Casques bleus français supplémentaires un engagement clair du gouvernement libanais à déployer son armée dans cette région. Pour la France, mais aussi les États-Unis et l’Onu, il appartient à l’armée libanaise d’être responsable de la sécurité dans cette zone et de se déployer avec l’aide de la Finul jusqu’à la frontière libano-israélienne. La France demande que soit au moins fixé un calendrier d’envoi de l’armée. «Nous n’avons pas attendu 22 ans que les Israéliens s’en aillent, pour attendre encore 20 ans que l’armée libanaise se déploie», a indiqué un diplomate français. «Si le Liban estime que sa souveraineté est ainsi exercée au Liban-Sud, la Finul peut s’en aller», estime-t-on à Paris, où l’on rappelle que le rôle de la force onusienne est précisément d’aider le Liban à restaurer son autorité après le départ des soldats israéliens. Les responsables français reconnaissent cependant que le problème est également politique et que le Liban est réticent à envoyer ses soldats jusqu’à la frontière alors que le Golan syrien est toujours occupé par Israël. «Personne ne demande au Liban de signer un traité de paix avec Israël», dit-on encore à Paris où l’on juge inacceptable l’argument libanais qui consiste à refuser que les soldats libanais deviennent les «gardes frontières d’Israël».
Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, qui effectue dimanche et lundi une tournée en Israël, au Liban et en Syrie, est attendu à Beyrouth dimanche à 19h00 à bord d’un avion spécial en provenance d’Israël. M. Védrine rencontrera à 19h30 à Baabda le président de la République Émile Lahoud et le chef du gouvernement Sélim Hoss. Le lendemain, il se rendra en matinée à Damas. À Paris, où le voyage de M. Védrine a été officiellement confirmé hier, on indique que le chef de la diplomatie française vient au Proche-Orient pour obtenir des engagements précis des parties devant déterminer la position définitive de la France sur l’envoi de Casques bleus supplémentaires. Ce déplacement impromptu intervient à quelques semaines seulement d’une réunion cruciale du Conseil de sécurité de...