Les Pays-Bas sont généralement considérés comme les favoris de l’Euro2000 parce qu’ils en sont les coorganisateurs et malgré la présence de la France qui entend faire respecter son rang de championne du monde. Au-delà de l’avantage réel de jouer à domicile, plusieurs facteurs militent en faveur des Néerlandais. Ils alignent une équipe riche en vedettes, de Jaap Stam en défense à Patrick Kluivert en pointe en passant par Edgar Davids, en milieu de terrain, ou Dennis Bergkamp. Ils ont choisi, pour diriger cette pléiade de stars, un homme, Frank Rijkaard, dont les origines, mère néerlandaise et père surinamien, semblent à même d’apaiser les dissensions internes, parfois d’inspiration raciale, qui minaient l’équipe. À tout juste 37 ans, ce même homme possède en outre un passé de joueur encore tout frais et un prestige qui devraient lui attirer le respect des «patrons» de l’équipe. Ces facteurs seront-ils suffisants? La réponse viendra vite, très vite. Les Pays-Bas sont tombés dans un des groupes les plus relevés du tournoi face à la République tchèque, finaliste del’Euro96, au Danemark, vainqueur de l’Euro92 et à la France, vainqueur du Mondial98. France–Pays-Bas aura lieu le 21 juin. Depuis leur sacre face au Brésil, les Français n’ont subi qu’une défaite, contre la Russie à Paris en éliminatoires de l’Euro. Ils semblent avoir parfaitement vécu la transition entre Aimé Jacquet et leur nouveau sélectionneur Roger Lemerre. L’équipe semble même plus forte que jamais. À sa défense de fer, autour de Laurent Blanc et Marcel Desailly, et à son milieu de terrain Zidenine Zidane–Emmanuel Petit-Didier Deschamps, sont venus se greffer des attaquants brillants, Thierry Henry, Nicolas Anelka ou David Trezeguet. D’autres pays, bien sûr, attendent le premier faux pas de ces deux équipes. L’Allemagne doute La Belgique, coorganisatrice de l’épreuve, rêve en secret d’une marche triomphale du match d’ouverture, samedi au stade Baudouin de Bruxelles, à la finale, le 2 juillet, à Rotterdam. Les «Diables Rouges» n’ont subi qu’une défaite en six matches, contre l’Angleterre. Ils ont battu l’Italie et la Norvège et ont fait deux matches nuls face aux Pays-Bas. Ils auront eux aussi l’avantage du terrain pendant la première partie du tournoi. De là à passer du rêve à la réalité... L’Allemagne rêve de devenir le premier pays à parvenir à défendre avec succès un titre de champion d’Europe des Nations. La Mannschaft s’est qualifiée sans problème mais la stratégie de son entraîneur, Erich Ribbeck, est loin de faire l’unanimité. La fédération a déjà annoncé son remplacement après l’Euro. Un joueur majeur, Jens Jeremies, a jugé que l’équipe était dans un état «pitoyable» sans pour autant être sanctionné. Signe des temps, le Onze allemand aura pour principal atout Lothar MatthÑus qui, à 39 ans, ne semble être revenu de son exil aux États-Unis que pour porter le record mondial des sélections à 150 ou même 152 s’il joue la finale. Le match Allemagne–Angleterre du 17 juin à Charleroi dira l’état réel du football germanique. Les Anglais ont fait preuve de la plus grande modestie dans leur préparation, sans doute parce qu’ils ont été réduits au rôle de figurants lors des dernières grandes compétitions internationales, européennes ou mondiales. Dans un groupe qui comprend également le Portugal et la Roumanie, ils devraient tout de même atteindre les quarts de finale, comme le fera certainement, dans le groupe B, l’autre puissance européenne apparemment en déclin qu’est l’Italie. Plus facile sans doute apparaît le groupe C. L’Espagne y tentera face à la Yougoslavie, à la Norvège et à la Slovénie de conforter sa confiance née de sa domination sur la Ligue des Champions. Sa présence en quarts de finale paraît plus que probable. La logique voudrait qu’avec la Yougoslavie elle y retrouve l’Angleterre et l’Allemagne (groupe A), l’Italie et la Belgique (groupe B), les Pays-Bas et la France (groupe C). Ensuite...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Pays-Bas sont généralement considérés comme les favoris de l’Euro2000 parce qu’ils en sont les coorganisateurs et malgré la présence de la France qui entend faire respecter son rang de championne du monde. Au-delà de l’avantage réel de jouer à domicile, plusieurs facteurs militent en faveur des Néerlandais. Ils alignent une équipe riche en vedettes, de Jaap Stam en défense à Patrick Kluivert en pointe en passant par Edgar Davids, en milieu de terrain, ou Dennis Bergkamp. Ils ont choisi, pour diriger cette pléiade de stars, un homme, Frank Rijkaard, dont les origines, mère néerlandaise et père surinamien, semblent à même d’apaiser les dissensions internes, parfois d’inspiration raciale, qui minaient l’équipe. À tout juste 37 ans, ce même homme possède en outre un passé de joueur encore tout frais et...