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Actualités - Chronologie

Tourisme - Chambres, salons, bars et jacuzzi Palace sur roues à Cuba

Après l’Orient Express, le Blue Train ou le Royal Scotman, un autre train de légende verra bientôt le jour et à Cuba, si l’on en croit Thierry Nicolas, un Belge fou de trains qui veut lancer dans l’île communiste le palace sur roues le plus luxueux des Amériques. Après quatre ans d’efforts et des dizaines de voyages dans l’île, Thierry Nicolas affirme toucher au but et annonce pour décembre 2001 la mise sur rail du «Cuba and Caribe Express». «Ce sera non seulement le seul train de luxe dans les Caraïbes, sans doute le plus beau des Amériques, mais se sera aussi le plus bel hôtel de Cuba» , affirme-t-il. Le train fait partie depuis longtemps du paysage cubain : en 1837, avant même son apparition en Espagne, la puissance coloniale, le chemin de fer est installé dans l’île et, des générations plus tard, il continue de transporter la canne des champs jusqu’à la raffinerie ou la rhumerie et aussi des passagers, dans des conditions d’inconfort plus que rustiques. «Cuba est le seul pays des Caraïbes qui possède un véritable réseau ferré» , rappelle Thierry Nicolas, qui veut le mettre à profit pour créer une ligne de très grand luxe traversant l’île de part en part de La Havane à Santiago de Cuba, soit 944 kilomètres. Ce projet a été concrétisé le mois dernier par la signature d’un accord entre la société de Chemins de fer belge (SNCB) et l’État cubain pour la constitution d’une société mixte chargée de gérer le futur («Cuba and Caribe Express»). Pour touriste exigeant L’investissement total du projet sera de 28 millions de dollars et inclut notamment la transformation de 21 wagons traditionnels en chambres, restaurants, salons et bars de grand luxe, de même que la réhabilitation de deux grosses locomotives diesel fournies par la SNCB. La réfection des wagons a été confiée à une société italienne de design qui ne lésinera pas sur les détails : du jacuzzi, aux fumoirs pour amateurs de cigares, aux bars à thème, au centre d’affaires comprenant fax, téléphone satellite et accès à l’Internet, tout est prévu pour le touriste exigeant... et fortuné. Le voyage de six jours et cinq nuits en classe «grand luxe» ou dans une des 16 suites coûtera en effet entre 2 000 et 4 500 dollars, mais Thierry Nicolas assure qu’il est déjà assailli de demandes, particulièrement de la part de sociétés de tourisme japonaises, qui composent déjà, dit-il, la majorité des clients de l’Orient Express. «Le produit n’existe pas encore mais il se vendra déjà très bien, assure-t-il, car c’est un produit exclusif, unique et sans concurrence». Avec 136 passagers par train et 48 voyages programmés par an, le train de luxe, affirme Nicolas, «est un projet du cœur mais aussi un projet économique rentable car nous avons fait de très bonnes études de marché». Il ajoute avec fierté que le train de luxe sera aussi «le produit belge le plus médiatique et le plus exceptionnel au monde». Comme de nombreux investisseurs étrangers à Cuba, M. Nicolas pense également à l’après-embargo et indique que le train sera «aux normes américaines, beaucoup plus exigeantes» notamment en matière de contrôle alimentaire et de climatisation. Il estime que Cuba deviendra, lorsque l’embargo américain sera levé, une des plus importantes destinations du tourisme américain et a déjà en vue un ambitieux projet de marina dans le port de la vieille Havane. Il reconnaît volontiers que la réalisation de son rêve de train de luxe à Cuba relève «de l’exploit et tient du véritable marathon en raison de la multitude d’intervenants» cubains qu’il a dû convaincre, ayant à relever de trois ministères compétents, Tourisme, Transports et Sucre. Aujourd’hui, affirme-t-il avec le sourire, ce sont ses plus fervents défenseurs.
Après l’Orient Express, le Blue Train ou le Royal Scotman, un autre train de légende verra bientôt le jour et à Cuba, si l’on en croit Thierry Nicolas, un Belge fou de trains qui veut lancer dans l’île communiste le palace sur roues le plus luxueux des Amériques. Après quatre ans d’efforts et des dizaines de voyages dans l’île, Thierry Nicolas affirme toucher au but et annonce pour décembre 2001 la mise sur rail du «Cuba and Caribe Express». «Ce sera non seulement le seul train de luxe dans les Caraïbes, sans doute le plus beau des Amériques, mais se sera aussi le plus bel hôtel de Cuba» , affirme-t-il. Le train fait partie depuis longtemps du paysage cubain : en 1837, avant même son apparition en Espagne, la puissance coloniale, le chemin de fer est installé dans l’île et, des générations plus tard, il...