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Actualités - Chronologie

Pékin vante ses exécutions sans douleur

Huit criminels ont été exécutés récemment à Chengdu, une ville du Sud-Ouest de la Chine, par injection létale, une méthode présentée comme totalement sans douleur, par la presse officielle chinoise. «Ils sont morts en l’espace de quelques minutes sans souffrir», rapportait hier Le Matin de Pékin, en dressant un véritable panégyrique de la méthode, qui n’est pour l’instant encore utilisée qu’à titre d’essai par trois tribunaux chinois. «La salle d’exécution possède deux lits, l’environnement est agréable et l’injection proprement dite se déroule en deux étapes : d’abord une injection de produit anesthésiant durant laquelle le policier parle au supplicié, juste avant que celui-ci ne sombre dans l’inconscience, suivie d’une injection de poison. Un médecin confirme le décès quelques minutes plus tard, tandis que le visage du mort ne montre aucun signe de souffrance». Aucune indication n’a été fournie sur les crimes commis par les huit exécutés de Chengdu. La Chine condamne à mort chaque année autant de criminels que l’ensemble du reste du monde. Selon Amnesty International, qui rassemble des données partielles, 1 769 condamnés ont été passés par les armes en 1998. Les criminels sont pratiquement tous exécutés d’une balle dans la nuque, même si la Chine a commencé à expérimenter l’injection létale à partir de 1997, en la présentant comme une méthode «plus humaine».
Huit criminels ont été exécutés récemment à Chengdu, une ville du Sud-Ouest de la Chine, par injection létale, une méthode présentée comme totalement sans douleur, par la presse officielle chinoise. «Ils sont morts en l’espace de quelques minutes sans souffrir», rapportait hier Le Matin de Pékin, en dressant un véritable panégyrique de la méthode, qui n’est pour l’instant encore utilisée qu’à titre d’essai par trois tribunaux chinois. «La salle d’exécution possède deux lits, l’environnement est agréable et l’injection proprement dite se déroule en deux étapes : d’abord une injection de produit anesthésiant durant laquelle le policier parle au supplicié, juste avant que celui-ci ne sombre dans l’inconscience, suivie d’une injection de poison. Un médecin confirme le décès quelques minutes...