«Je ne suis pas déçu, c’est un univers pas une collection». C’est là le seul commentaire de Lagerfeld à l’issue de la mise en vente de sa légendaire collection d’objets du XVIIIe siècle. Après un tapage médiatique tonitruant, les résultats de la vente, ayant eu lieu à Monaco, ont été estimés et commentés comme «médiocres» : 155,8 millions de FF et 96 % des lots vendus, contre 182 millions d’estimation. Et ceci à un moment où les prix dans le marché de l’art montent en plein délire. Des années durant, Karl le magnifique vivait au sein de ces trésors à la lumière des bougies, dans une sorte de boudoir-isoloir où il récupérait inspiration et force. Aujourd’hui, face au branle-bas suscité par la vente de ces trésors, amassés pièce par pièce quinze ans durant, il oppose un dédaigneux détachement. «J’ai décidé de vendre et j’ai tourné la page depuis deux ans». Entre-temps, les commentaires et les interprétations ne tarissent pas. Pour un collectionneur connu, le décorateur Jacques Garcia, il s’agit d’une cabale mondaine, purement et simplement. «Je suis navré de voir pareil ensemble incompris», indique-t-il. «La trop longue médiatisation est retombée comme un souffle sous le vent froid des vieilles rancunes qui sont depuis toujours dans le sillage de cet artiste brillant, cassant, d’un perfectionnisme tyrannique, que Christie’s n’a manifestement pas su contredire pour l’amener à la réalité du marché». Et Lagerfeld de répondre : «Ma personnalité dérange ? Personnellement, je vis très bien avec. D’ailleurs il s’agit de mes objets pas de moi-même...». Le soir-même, le couturier est allé à un dîner «sans penser à la vente», informe son proche entourage. Et la presse d’épiloguer : «Trop intellectuelle, la collection n’a pas touché les acheteurs d’aujourd’hui...».
«Je ne suis pas déçu, c’est un univers pas une collection». C’est là le seul commentaire de Lagerfeld à l’issue de la mise en vente de sa légendaire collection d’objets du XVIIIe siècle. Après un tapage médiatique tonitruant, les résultats de la vente, ayant eu lieu à Monaco, ont été estimés et commentés comme «médiocres» : 155,8 millions de FF et 96 % des lots vendus, contre 182 millions d’estimation. Et ceci à un moment où les prix dans le marché de l’art montent en plein délire. Des années durant, Karl le magnifique vivait au sein de ces trésors à la lumière des bougies, dans une sorte de boudoir-isoloir où il récupérait inspiration et force. Aujourd’hui, face au branle-bas suscité par la vente de ces trésors, amassés pièce par pièce quinze ans durant, il oppose un dédaigneux...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.