Lance Armstrong a définitivement pris son envol pour le Tour de France en remportant hier dans le Forez la troisième étape du critérium du Dauphiné Libéré disputée contre la montre entre le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne et Saint-Chamond, la ville natale d’Alain Prost. Le champion américain a répondu présent le jour où plusieurs des autres favoris du prochain Tour ont été décevants. Outre le maillot de leader qu’il portera aujourd’hui entre Romans et le sommet du Mont-Ventoux, Lance Armstrong peut avoir une grande confiance en l’avenir. Le tracé (35,7 km) choisi par Charly Mottet ne répondait pas aux habituels parcours retenus pour combattre le chronomètre. Les vrais rouleurs ne disposaient pas de longue ligne droite où enrouler du braquet est un régal, mais devaient composer avec trois côtes successives où la gestion de l’effort était primordiale et de trois descentes, sinueuses, parfois dangereuses. Pour le leader de l’US Postal, cette étape constituait un vrai test. Il sait dorénavant un peu mieux où il en est même s’il n’a pas éprouvé forcément de grandes sensations. «J’ai souffert et franchement, je n’avais pas l’impression d’aller vite. C’est ma première victoire de l’année et c’est un bon signe». Sur la ligne d’arrivée, il a devancé l’étonnant Basque Haimar Zubeldia, récent vainqueur de la Bicyclette Basque de 21 secondes, son propre équipier Tyler Hamilton de 31 secondes, un autre Basque, Joseba Beloki (Festina) de 58’’ et l’Anglais David Millar (Cofidis), confirmant ses formidables aptitudes dans cet exercice, de 1’00’’. Les Once en attente On le voit, les autres stars n’ont pas répondu présent et leur faillite, forcément, s’explique. Dans le clan Once, Abraham Olano a pris la septième place (à 1’33’’), Laurent Jalabert, victime d’une crevaison, la douzième, à plus de deux minutes. Toutefois Manolo Saiz avait prévenu : «Nous reprenons seulement la compétition et nous voulons un mois de juin tranquille pour nous réserver pour le Tour». De son côté, Alex Zülle, le dauphin d’Armstrong sur les Champs-Élysées en 1999, a pris la huitième place à 1’41’’ et ses carences en descente ne peuvent expliquer à elles-seules un tel écart. En fait le Suisse, totalement absent du débat depuis le début de saison, tarde à trouver la bonne carburation. Il y eut quand même de bonnes surprises avec Bobby Julich (6e à 1’23’’), auteur de son meilleur contre la montre depuis le Tour de France 1998. Pour le coup, le protégé de Roger Legeay a retrouvé le sourire. Il y eut aussi la bonne tenue de Christophe Moreau, une nouvelle fois meilleur Français, même s’il escomptait mieux qu’une neuvième place. En revanche, Benoît Salmon, qui pouvait ambitionner le podium à la fin de la semaine, a été contraint à l’abandon sur chute. Désormais leader du Critérium, Lance Armstrong semble s’être tracé une voie royale vers une victoire à la fin de la semaine. «Je suis en bonne position, confirme-t-il, et il est tentant de protéger ce maillot jaune. Cela dit, le Ventoux (au sommet duquel sera jugée l’arrivée de la quatrième étape aujourd’hui) est très dur. Puis il y a samedi une étape terrible entre Digne et Briançon avec les cols d’Allos, du Vars et d’Izoard. Quoiqu’il advienne, je pense que cette course est la meilleure préparation possible au Tour de France et que j’en tirerai un bénéfice».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lance Armstrong a définitivement pris son envol pour le Tour de France en remportant hier dans le Forez la troisième étape du critérium du Dauphiné Libéré disputée contre la montre entre le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne et Saint-Chamond, la ville natale d’Alain Prost. Le champion américain a répondu présent le jour où plusieurs des autres favoris du prochain Tour ont été décevants. Outre le maillot de leader qu’il portera aujourd’hui entre Romans et le sommet du Mont-Ventoux, Lance Armstrong peut avoir une grande confiance en l’avenir. Le tracé (35,7 km) choisi par Charly Mottet ne répondait pas aux habituels parcours retenus pour combattre le chronomètre. Les vrais rouleurs ne disposaient pas de longue ligne droite où enrouler du braquet est un régal, mais devaient composer avec trois côtes...