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Actualités - Chronologie

Chili Les avocats de Pinochet se préparent à faire appel

Les avocats du général Augusto Pinochet se préparaient hier à faire appel à la décision de la cour d’appel de Santiago, annoncée lundi, de lever l’immunité parlementaire de l’ex-dictateur chilien. Le verdict de la cour d’appel – qui a été prononcé le 23 mai par 13 voix pour et 9 contre mais n’a été annoncé officiellement que lundi – «exige un examen approfondi avant de décider de la stratégie à suivre», a déclaré l’avocat Ricardo Rivadeneira, l’un des avocats de Pinochet, qui a plaidé fin avril devant les 22 juges de la cour d’appel. Son confrère Gustavo Collao a indiqué que l’ensemble des défenseurs du général Pinochet avaient entamé, tôt hier matin, une réunion afin de procéder à cette analyse et prendront dans les prochaines heures une décision sur un éventuel appel devant la Cour suprême. Sans attendre la confirmation du verdict, les défenseurs du général Pinochet avaient cependant fait connaître leur intention de faire appel devant la Cour suprême, le 24 mai, au lendemain de l’annonce du verdict par des sources concordantes, citées par la presse. Selon la loi chilienne, un recours peut être formé dans un délai de cinq jours, à compter du verdict. Le président de la Cour suprême, Hernan Alvarez, a indiqué que le verdict de cette instance judiciaire pourrait être connu d’ici à la mi-juillet. La demande de levée de l’immunité du général Pinochet – acquise depuis qu’il est devenu sénateur à vie en mars 1998 – a été présentée par le juge Juan Guzman Tapia, qui enquête sur les 110 plaintes déposées au Chili contre l’ex-dictateur, dont le régime a fait plus de 3 000 morts et disparus de 1973 à 1990. Le juge a fondé sa demande sur les seules plaintes portant sur les crimes commis par la «Caravane de la mort», une unité militaire qui a parcouru le Chili, fusillant sans procès 74 opposants à la dictature en octobre 1973, un mois après le coup d’État contre le président socialiste Salvador Allende. Selon le juge, de nombreux éléments permettent d’établir un lien entre Pinochet et les crimes commis par la «Caravane de la mort». La cour d’appel a confirmé dans son jugement, comptant plus de 50 pages, la réalité des délits reprochés à la «Caravane de la mort» et le fait que son chef, le général Sergio Arellano, dépendait directement de Pinochet, alors chef des forces armées et de la junte militaire au pouvoir. Le fils cadet de l’ex-dictateur, l’homme d’affaires Marco Antonio Pinochet Hiriart, a déclaré lundi à la presse que sa famille n’avait pas été surprise par le verdict de la cour d’appel et qu’elle s’attendait à ce que la Cour suprême le ratifie. Marco Antonio Pinochet a indiqué à l’influent quotidien el-Mercurio que son père nourrissait néanmoins l’espoir que le vote des juges de la cour d’appel «ne lui serait pas aussi adverse». Selon el-Mercurio, le verdict de la cour d’appel a immédiatement plongé, lundi après-midi, l’ex-dictateur dans un état dépressif. Âgé de 84 ans, le général Pinochet avait été libéré début mars, après 503 jours de détention à Londres, par les autorités britanniques, qui ont estimé que son état de santé ne lui permettait pas d’être extradé vers l’Espagne afin d’y être soumis à un procès pour des crimes commis sous son régime, comme le demandait le juge espagnol Baltasar Garzon. Si la Cour suprême confirme la levée de son immunité, le général Pinochet pourrait être jugé devant les tribunaux chiliens. Il pourrait cependant encore échapper aux poursuites grâce à un amendement constitutionnel, approuvé fin mars par le Congrès et accordant l’immunité aux anciens présidents de la République. Toutefois, cet amendement, auquel était opposé le président socialiste Ricardo Lagos, n’a pas encore été promulgué.
Les avocats du général Augusto Pinochet se préparaient hier à faire appel à la décision de la cour d’appel de Santiago, annoncée lundi, de lever l’immunité parlementaire de l’ex-dictateur chilien. Le verdict de la cour d’appel – qui a été prononcé le 23 mai par 13 voix pour et 9 contre mais n’a été annoncé officiellement que lundi – «exige un examen approfondi avant de décider de la stratégie à suivre», a déclaré l’avocat Ricardo Rivadeneira, l’un des avocats de Pinochet, qui a plaidé fin avril devant les 22 juges de la cour d’appel. Son confrère Gustavo Collao a indiqué que l’ensemble des défenseurs du général Pinochet avaient entamé, tôt hier matin, une réunion afin de procéder à cette analyse et prendront dans les prochaines heures une décision sur un éventuel appel devant la...