Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Voile - Transat anglaise Les multicoques à deux jours de l'arrivée

Le trio de tête des multicoques de la Transat anglaise, composé dans l’ordre, des Français Francis Joyon (Eure-et-Loir), Alain Gautier (Foncia) et Franck Cammas (Groupama), devrait, en continuant à ce rythme, arriver à Newport (USA) mercredi en heure locale. Au dernier point, Francis Joyon n’était plus qu’à 557 milles de l’arrivée, alors que la veille il avait été situé à 849 milles, soit une progression de 292 milles sur les 24 heures. À cette cadence-là, Joyon, mais aussi Gautier et Cammas, qui sont tous les deux sur la même latitude, ont la capacité de couper la ligne avant l’heure du record. Les premières arrivées devraient se produire mercredi dans l’après-midi à Newport. Les trimarans étant partis de Plymouth le dimanche 4 juin à 12h10 locales (11h10 GMT) et pour que le record établi par Philippe Poupon en 1988 (10 jours, 9 heures et 14 minutes) soit battu, il faut que la ligne d’arrivée soit coupée avant le mercredi 14 juin à 20h35 GMT, soit en heure de Newport (côte est des États-Unis) le 14 à 16h35. La stratégie est relativement simple. Le marquage des adversaires directs est essentiel. Le problème pour Joyon est de savoir de quel côté se garder. Il faut prédire d’où viendra le vent et se placer entre Newport d’une part et Gautier et Cammas d’autre part. Pour ces derniers, il n’y a pas d’alternative : il faut attaquer par le nord et par le sud. Joyon mieux armé Les violents orages qui sont tombés le week-end, et continuaient encore mardi, sur l’est des États-Unis, et la baisse de température qui va avec ne seront pas non plus sans conséquences sur les conditions que rencontreront les navigateurs au moment d’aborder le littoral. Les skippers, pour leur part, sont fatigués, après avoir notamment souffert du froid sur les bancs de Terre-Neuve et ont été nerveusement éprouvés par la navigation dans le brouillard. Les conditions attendues sur les derniers milles de navigation semblent plus propices à Foncia et Groupama, de conception récente, qu’à Eure-et-Loir. Toutefois, Joyon semble le mieux armé des trois pour l’emporter. Troisième en 92, retourné à 400 milles de Newport alors qu’il était en tête en 96, Joyon navigue en solitaire sur Eure-et-Loir depuis deux mois. Il a préparé seul son bateau, et deux jours de navigation de plus ou de moins dans des conditions difficiles ne devraient pas entamer sa ténacité. Dans la catégorie des monocoques, la lutte est aussi terrible. Ellen McArthur (King Fisher) a conservé la tête et précède toujours Roland Jourdain (Fra/Sill) et Mike Golding (G-B/Group 4). La journée de mardi a enregistré le retour dans les cinq premiers de Catherine Chabaud (Fra/Whirlpool) qui s’est glissée devant Michel Desjoyeaux (Fra/PRB), alors que Giovanni Soldini (Ita/Fila) est sixième. Dans cette catégorie aussi la tactique de fin de course, tout autant que la fatigue, seront des paramètres décisifs pour la victoire. Club Med bat le record du monde de distance en 24 heures Le maxi-catamaran Club Med barré par Bruno Peyron et le Néo-Zélandais Grant Dalton a battu le record de distance parcourue en 24 heures en couvrant 625,7 milles (1 158 km), à la moyenne de 26,07 nœuds (48 km/h) lors de sa tentative de record entre Cadix (Espagne) et San Salvador (Bahamas), a-t-on appris auprès du PC presse. Le précédent record, 580 milles couverts en 24 heures, était détenu depuis mars 1999 par l’Américain Steve Fossett (PlayStation). Club Med, un bateau de 33,50 mètres, avec un mât de près de 45 mètres qui porte environ 600 m2 de voilure, effectue l’un des parcours de qualification à The Race, le tour du monde à la voile en équipage, sans escale et sans limite. «En quittant Cadix (mercredi, NDLR), on savait qu’on aurait peut-être une seule occasion de s’attaquer à ce record des 24 heures et de faire plus de 600 milles, ce qui n’a jamais été réalisé», a commenté Grant Dalton. «Nous avons navigué sur le même bord durant ces 24 heures avec une seule prise de ris, a-t-il expliqué. C’était magnifique, de la vitesse pure». «Ce bateau est réellement une machine volante», a indiqué Bruno Peyron, détenteur de ce record de vitesse il y a quelques années sur Explorer (547 milles). «Durant les 24 heures, nous avons mené le bateau à 90-95 % de son potentiel, puis à 100 % lors des huit dernières heures» par 27-28 nœuds de vent, a poursuivi le navigateur baulois. «C’était la première fois qu’on poussait réellement le bateau dans ses retranchements. C’était violent, humide et exigeant pour les hommes». Club Med se trouvait à 2 265 milles de l’arrivée à San Salvador et possédait 256 milles d’avance sur le temps du record, détenu depuis 1988 par Serge Madec (Jet Services V) en 12 j 12 h 25 min 26 sec.
Le trio de tête des multicoques de la Transat anglaise, composé dans l’ordre, des Français Francis Joyon (Eure-et-Loir), Alain Gautier (Foncia) et Franck Cammas (Groupama), devrait, en continuant à ce rythme, arriver à Newport (USA) mercredi en heure locale. Au dernier point, Francis Joyon n’était plus qu’à 557 milles de l’arrivée, alors que la veille il avait été situé à 849 milles, soit une progression de 292 milles sur les 24 heures. À cette cadence-là, Joyon, mais aussi Gautier et Cammas, qui sont tous les deux sur la même latitude, ont la capacité de couper la ligne avant l’heure du record. Les premières arrivées devraient se produire mercredi dans l’après-midi à Newport. Les trimarans étant partis de Plymouth le dimanche 4 juin à 12h10 locales (11h10 GMT) et pour que le record établi par Philippe...