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Actualités - Chronologie

Energie Vers la naissance de deux géants en Allemagne

Les fusions en cours dans le secteur de l’énergie en Allemagne, celles de Viag/Veba et celle de RWE/VEW, ont obtenu hier un feu vert conditionnel des autorités de concurrence qui lève ainsi le dernier gros obstacle vers la création de deux géants européens. La Commission européenne, chargée du dossier Viag/Veba, a donné son accord, sous réserve que les deux groupes procèdent à «de nombreuses cessions de participations et (améliorent) de façon générale les conditions cadres qui régissent le marché de l’électricité», a-t-elle indiqué mardi. Même son de cloche du côté de l’Office allemand des cartels, qui pense prendre la même décision pour RWE/VEW «sous réserves de solutions trouvées dans le secteur du gaz». Il devrait livrer une réponse d’ici au 10 juillet. Les conditions posées doivent permettre d’assurer que «les consommateurs allemands profiteront à terme de prix énergétiques favorables», a indiqué le commissaire européen à la Concurrence Mario Monti à Strasbourg. Ces décisions étaient attendues puisque les quatre groupes s’étaient justement vu sommer de revoir leur copie voilà un mois par les autorités de la concurrence, inquiètes de la possible naissance d’un duopole dans le pays. «Il est à craindre que la fusion de RWE et VEW conduise à la suprématie de deux groupes (RWE/VEW et Viag/Veba) sur le marché allemand de l’énergie sans place pour la concurrence», estimait en avril le président de l’office, Ulf Boege. La fusion projetée par Veba et Viag «rendrait beaucoup plus difficiles les conditions de concurrence sur le marché allemand de l’électricité et remettrait en cause le succès de la libéralisation de ce marché», réalisée en avril 1998, soulignait alors Mario Monti. Depuis, les quatre groupes ont négocié et ont signifié qu’ils étaient prêts à faire des concessions : «RWE/VEW et Veba/Viag ont fait savoir qu’ils allaient vendre leurs participations dans la compagnie d’énergie d’ex-RDA, Veag, et son fournisseur de lignite Laubag», selon l’Office des cartels. Veba a déjà annoncé fin mai qu’il vendrait également ses parts dans les groupes d’électricité HEW, VEW et Bewag. Ces difficultés levées, rien ne semble plus vraiment pouvoir s’opposer à la création de deux géants, qui se classeront parmi les principaux en Europe, derrière le français EDF et l’italien Enel. E.ON, nouveau nom de Veba/Viag, devrait ainsi afficher une production annuelle de 137 milliards de kilowatts, l’une des toutes premières d’Europe. La fusion devrait désormais être achevée «en quelques jours», espèrent les deux groupes. L’action d’E.ON devrait prendre sa place à partir de lundi dans l’indice allemand des valeurs vedettes, le Dax. La place ainsi laissée libre sera occupée par le producteur de semi-conducteurs Infineon. E.ON sera également actif dans le secteur de la téléphonie avec ses parts dans Viag Interkom et dans Bouygues Télécom en France, ainsi que dans la chimie des spécialités avec les filiales fusionnées Degussa-Huels/SKW Trostberg.
Les fusions en cours dans le secteur de l’énergie en Allemagne, celles de Viag/Veba et celle de RWE/VEW, ont obtenu hier un feu vert conditionnel des autorités de concurrence qui lève ainsi le dernier gros obstacle vers la création de deux géants européens. La Commission européenne, chargée du dossier Viag/Veba, a donné son accord, sous réserve que les deux groupes procèdent à «de nombreuses cessions de participations et (améliorent) de façon générale les conditions cadres qui régissent le marché de l’électricité», a-t-elle indiqué mardi. Même son de cloche du côté de l’Office allemand des cartels, qui pense prendre la même décision pour RWE/VEW «sous réserves de solutions trouvées dans le secteur du gaz». Il devrait livrer une réponse d’ici au 10 juillet. Les conditions posées doivent permettre...