Après les disquettes ou les CD-Rom de l’ère pré-Internet, le courrier électronique, qui permet de propager des messages vers les ordinateurs du monde entier à une vitesse prodigieuse, est devenu le vecteur favori des virus informatiques. Les petits génies maléfiques qui disséminent ces vilains virus raffolent de l’Internet et particulièrement des messageries électroniques «qui leur permettent, en infectant un destinataire, d’infester des centaines de milliers d’autres personnes, avec un facteur de multiplication extraordinaire, grâce au système en réseau», explique Stéphane Paccalet, responsable commercial de Panda Software, éditeur de logiciels antivirus. Ce type de virus contamine en cascade tous les destinataires d’un carnet d’adresses, qui infectent à leur tour leurs correspondants, dans une réaction en chaîne très difficile à stopper. Un virus peut infecter la totalité d’une entreprise en quelques minutes et causer des dégâts importants bien avant d’être détecté. Les ordinateurs tournant avec le système d’exploitation Windows de Microsoft, soit 90% du parc mondial d’ordinateurs – ce qui n’est pas un hasard, les saboteurs voulant faire le plus de victimes possibles –, sont les cibles privilégiées des «contaminateurs». Le logiciel de messagerie Outlook Express, de Microsoft, qui équipe la moitié des utilisateurs d’e-mail dans le monde, souffrait par ailleurs jusqu’à récemment d’une «faille de sécurité» : on pouvait propager un virus en cliquant simplement sur le corps du message reçu, sans même «exécuter» la pièce jointe. Microsoft a développé depuis un «patch correctif» à télécharger pour verrouiller cette fameuse faille, mais beaucoup d’utilisateurs n’en sont pas encore équipés. «Le premier des virus connus utilisant le mode de transmission par e-mail a été Melissa, l’an dernier», précise M. Paccalet. «L’explosion de l’Internet a chamboulé à la fois les modes d’agression des éditeurs de virus et les catégories de victimes, les particuliers étant de plus en plus touchés», poursuit-il. Aux temps héroïques de l’avant Internet, les virus se cantonnaient aux disquettes, CD-Rom «inscriptibles» (que l’on peut graver) ou systèmes de sauvegarde sur bande, et ne contaminaient que la machine dans laquelle disque ou disquette était inséré. Ils se propageaient uniquement quand ceux-ci étaient copiés ou prêtés.
Après les disquettes ou les CD-Rom de l’ère pré-Internet, le courrier électronique, qui permet de propager des messages vers les ordinateurs du monde entier à une vitesse prodigieuse, est devenu le vecteur favori des virus informatiques. Les petits génies maléfiques qui disséminent ces vilains virus raffolent de l’Internet et particulièrement des messageries électroniques «qui leur permettent, en infectant un destinataire, d’infester des centaines de milliers d’autres personnes, avec un facteur de multiplication extraordinaire, grâce au système en réseau», explique Stéphane Paccalet, responsable commercial de Panda Software, éditeur de logiciels antivirus. Ce type de virus contamine en cascade tous les destinataires d’un carnet d’adresses, qui infectent à leur tour leurs correspondants, dans une réaction...
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